Fin du Répertoire du Théâtre Français: avec un nouveau choix des pièces des autres théâtres, Volume 10

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Mme veuve Dabo, 1824
 

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Page 56 - De la propriété découlent à longs flots Les vices, les horreurs, messieurs, tous les fléaux. Sans la propriété point de voleurs ; sans elle Point de supplices donc : la suite est naturelle. Point d'avares, les biens ne pouvant s'acquérir ; D'intrigants, les emplois n'étant plus à courir ; De libertins, la femme accorte et toute bonne Étant à tout le monde, et n'étant à personne. Point de joueurs non plus, car, sous mes procédés, Tombent tous fabricants de cartes et de dés.
Page 185 - Je ne l'aime pas moins, si vous en parlez plus : Mon cœur assurément est digne de l'entendre ; Et mon sang toujours prêt, pour elle, à se répandre. Je conviens que ses droits sont plus forts que les miens ; Qu'avant que d'être à nous, nos enfants sont les siens; Et s'il fermait l'oreille à cette voix suprême, Je voudrais pour mon fils y répondre moi-même. Mais que demande-t-elle? et que m'annoncez-vous? Contre quels ennemis faut-il porter nos coups? J'entends ses cris sans doute, et je...
Page 116 - Par qui mes yeux fermés se rouvrent dans ce jour. Je vais à tous les miens consacrer ce retour, Du sang et de l'hymen suivre la loi chérie, C'est ainsi qu'une femme aime et sert sa patrie ; Puisque dans vos leçons vous nous montrez si bien, Que le seul honnête homme est le vrai citoyen.
Page 30 - Eh quoi ! ces poltrons intrépides Du fond d'un cabinet prêchant les homicides ! Ces Solons nés d'hier, enfants réformateurs Qui rédigeant en lois leurs rêves destructeurs, Pour se le partager voudraient mettre à la gêne Cet immense pays rétréci comme Athène : Ah ! ne confondez pas le cœur si différent Du libre citoyen, de l'esclave tyran.
Page 72 - Que jamais vers le bien l'homme ne rétrograde; Sachez qu'un scélérat, mais grand, mais prononcé, Vaut mieux que l'être nul dans son néant fixé, Honnête sans vertu, criminel sans courage, Et qu'il faut être enfin Forlis ou Nomophage. FILTO. Continuez, monsieur. NOMOPHAGE. Prenez votre parti. D'honneur, vous aurez beau jouer le converti : Dans un cœur corrompu ces révoltes sont vaines. Un feu contagieux circule dans vos veines ; La fièvre des honneurs, des rangs et des succès, Ravage votre...
Page 56 - Donc ne plus posséder en est le sûr remède. Murs, portes et verrous, nous brisons tout cela : On n'en a plus besoin dès que l'on en vient là. Cette propriété n'était qu'un bien postichç ; Et puis le pauvre naît dès qu'on permet le riche.
Page 26 - FORLIS, bas à Versac. Ce froid accueil confirme vos soupçons. VERSAC, à sa femme. Je viens de l'informer des puissantes raisons. Qui vous font en ce jour détruire votre ouvrage, Et de son union rejeter l'avantage; Mais il ne me croit pas. MADAME VERSAC. C'est une vérité. VERSAC. Je vous dis que madame ainsi l'a décrété. Adieu. (Il sort.) SCÈNE IV. FORLIS, MADAME VERSAC. MADAME VERSAC. Ces nœuds, Forlis, ne faisaient plus mon compte. Nous n'en serons pas moins bons amis...
Page 261 - Tâchons d'aimer la France, au moins un peu pour elle, Et si quelqu'un de nous se fourvoie en son zèle, Cet enfant égaré, ne l'oublions jamais, Pour être dans l'erreur, n'en est pas moins Français.
Page 39 - Il faut, comme un. enfant, vous mener par la main. La vertu ! c'est sans doute une chose fort belle! J'ai, moi qui vous en parle, un grand respect pour elle; Et n'était qu'en ce monde on est mince sans bien, Je pourrais, comme un autre, être un homme...
Page 38 - Qui m'irrite. 11 faut qu'avant huit jours ce Forlis qui nous nuit Tombe ou nous : de sa fin notre règne est le fruit : Et de l'ordre et des lois ces fidèles apôtres Sont les amis du peuple, et ne sont pas les nôtres. Un Forlis, dégagé de toute ambition, Ivre de son pays pour toute passion, Ne doit être à nos yeux qu'un monstre en politique: Ces...

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