First Readings from Modern French Writers

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R. Lockwood & son, 1855 - French language - 245 pages
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Page 200 - De France! O mon pays, sois mes amours Toujours ! Te souvient-il que notre mère Au foyer de notre chaumière Nous pressait sur son cœur joyeux, Ma chère, Et nous baisions ses blancs cheveux Tous deux? Ma sœur, te souvient-il encore Du château que baignait la Dore, Et de cette tant vieille tour Du Maure, Où l'airain sonnait le retour Du jour?
Page 42 - Quand il fut à l'échelle, il monte, son couteau dans les dents, et venu à la hauteur du lit, ce pauvre jeune homme étendu, offrant sa gorge découverte, d'une main il prend son couteau, et de l'autre Ah! cousine il saisit un jambon qui pendait au plancher, en coupe une tranche, et se retire comme il était venu. La porte se referme, la lampe s'en va, et je reste seul à mes réflexions. Dès que le jour parut, toute la famille, à grand bruit, vint nous éveiller, comme nous l'avions recommandé.
Page 206 - Cher petit oreiller, doux et chaud sous ma tête, Plein de plume choisie, et blanc! et fait pour moi! Quand on a peur du vent, des loups, de la tempête, Cher petit oreiller, que je dors bien sur toi ! Beaucoup , beaucoup d'enfants pauvres et nus , sans mère , Sans maison , n'ont jamais d'oreiller pour dormir; Ils ont toujours sommeil . O destinée amère ! Maman ! douce maman ! cela me fait gémir.
Page 167 - S'aimer d'une amitié sans bornes ; De soi seul emplir sa maison ; En sortir suivant la saison, Pour faire à son prochain les cornes ; Signaler ses pas destructeurs Par les traces les plus impures; Outrager les plus tendres fleurs Par ses baisers ou ses morsures...
Page 42 - ... plancher, en coupe une tranche, et se retire comme il était venu. La porte se referme, la lampe s'en va, et je reste seul à mes réflexions. Dès que le jour parut, toute la famille, à grand bruit, vint nous éveiller, comme nous l'avions recommandé. On apporte à manger : on sert un déjeuner fort propre, fort bon, je vous assure. Deux chapons en faisaient partie, dont il fallait, dit notre hôtesse, emporter l'un et manger l'autre. En les voyant, je compris enfin le sens de ces terribles...
Page 196 - L'orage a brisé le chêne Qui seul était mon soutien ; De son inconstante haleine, Le zéphyr ou l'aquilon Depuis ce jour me promène De la forêt à la plaine, De la montagne au vallon, Je vais où le vent me mène, Sans me plaindre ou m'effrayer ; Je vais où va toute chose, Où va la feuille de rose Et la feuille de laurier.
Page 40 - Nos hôtes avaient bien la mine de charbonniers ; mais la maison, vous l'eussiez prise pour un arsenal ; ce n'étaient que fusils, pistolets , sabres, couteaux , coutelas. Tout me déplut, et je vis bien que je déplaisais aussi; mon camarade, au contraire : il était de la famille, il riait, il causait avec eux ; et par une imprudence que j'aurais dû prévoir (mais quoi!
Page 25 - ... j'avais, depuis quelques années, un joli chien que j'aimais beaucoup, et je lui avais donné le nom de Suderland, parce que c'était celui d'un Anglais qui m'en avait fait présent. Ce chien vient de mourir : j'ai ordonné à...
Page 41 - ... que le jour ne pouvait être loin, j'entendis au-dessous de moi notre hôte et sa femme parler et se disputer ; et prêtant l'oreille par la cheminée qui communiquait avec celle d'en bas, je distinguai parfaitement ces propres mots du mari : Eh bien enfin voyons, faut-il les tuer tous deux ? A quoi la femme répondit : Oui.
Page 39 - Je disais donc que mes aventures sont diverses , mais toutes curieuses , intéressantes; il ya plaisir à les entendre, et plus encore, je m'imagine , à vous les conter. C'est une expérience que nous ferons au coin du feu quelque jour. J'en ai pour tout un hiver. J'ai de quoi vous amuser, et par conséquent vous plaire, sans vanité, tout ce temps-là ; de quoi vous attendrir, vous faire rire, vous faire peur, vous faire dormir. Mais pour vous écrire tout, ah! vraiment vous plaisantez : madame...

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