G. Courbet et son oeuvre: Gustave Courbet à la Tour de Peilz; lettre du Dr. Paul Collin

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A. Lemerre, 1868 - 98 pages
 

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Page 53 - ... c'était le feuilleté, le rocailleux et le grenu de la roche, mais il trouvait sur sa palette des rouilles de moisissure, des poudroiements de vieil or, des flambées d'étincelles qui faisaient de ces coins un enchantement. C'étaient comme des éclats sombres de joailleries qui s'harmonisaient aux sonorités discrètes des verts ; car ce magicien savait être discret.
Page 93 - Port était primitivement un café, et le jardin qui s'étendait le long des fenêtres du rez-de-chaussée était encore garni de ses tables. La maison se composait d'un rez-de-chaussée de plusieurs pièces et d'un étage où Courbet avait installé son atelier et sa galerie de tableaux. La chambre à coucher était au rez-dechaussée et communiquait par un escalier de quelques marches avec un petit corps de bâtiment, bâti contre la maison du 88 côté du lac et où l'ami de Courbet, M.
Page 95 - ... m'acheter rien du tout. Cette marine est dans le salon de Rochefort, à Genève, et il est heureux de la montrer aux personnes qui viennent le visiter. . Le Curé et le Moribond, dont on a beaucoup parlé. Les Demoiselles de la Seine, s'embrassant sous les arbres, à Bougival. . Un Portrait de Rochefort d'un beau modelé, mais exagéré au point de vue de l'anatomie générale de la tête. C'est le portrait au sujet duquel Courbet s'écriait : — Cet animal-là n'a qu'une belle chose : c'est...
Page 94 - ... la dame en contemplation et cette mouette est la mouette du lac. Elle vient lui communiquer ses pensées. Courbet avait intitulé ce médaillon : La Dame du lac. En réalité, cette figure était destinée à symboliser l'exil et la mouette qui se pose sur son front lui parle de la patrie absente. Courbet aimait à montrer sa galerie. Elle renfermait cent cinquante tableaux environ et parmi ces tableaux il y en avait de fort beaux. J'ai noté surtout : Un tableau représentant Courbet avec une...
Page 94 - ... se composait d'un rez-de-chaussée de plusieurs pièces et d'un étage où Courbet avait installé son atelier et sa galerie de tableaux. La chambre à coucher était au rez-de-chaussée et communiquait par un escalier de quelques marches avec un petit corps de bâtiment, bâti contre la maison du côté du lac et où l'ami de Courbet, M. Morel, avait son atelier. Peu de meubles. Le maître n'avait autour de lui que le strict nécessaire. La chambre à coucher était garnie d'un poêle en faïence...
Page 13 - Il entre dans la vie, doué d'une santé puissante, d'appétits énormes, d'une confiance illimitée dans l'avenir, la tête fortement plantée sur les épaules, regardant avec une tranquillité de lutteur la carrière s'ouvrir devant lui. Tout son art est dans cette prise de possession calme de Paris. C'est un grand garçon nourri au grand air, vigoureux, souple, et qui a dans l'œil la large paix des bœufs.
Page 80 - ... fleurs rapportées des champs et étalée avec sa brume de grand air, sa chaleur de soleil, son pétillement de sève, ses tremblotements de rosées, ses diadèmes de bluettes, sa féerie de notes gaies, claires, fanfaronnantes, puis jetez tout cela dans la clarté d'après-midi, en plein été, sur le rebord de fenêtre. Vous aurez une idée de l'énorme Bouquet. Il est d'une exécution endiablée, ou plutôt il n'a pas d'exécution, tant il est pris sur la nature, vif, primesautier, tant c'est...
Page 40 - Le naturalisme en art est la recherche du caractère par le style, de la condition par le caractère, de la vie entière par la condition; il procède de l'individu au type et de l'unité à la collectivité.
Page 91 - ... demi avant sa mort. Je vous ai dit quel avait été le résultat de la dernière ponction. Courbet, cela est incontestable, avait aidé à son mal par des absorptions effrénées de boisson. Sur la fin, il buvait encore à peu près deux litres de liquide par jour et ne rendait qu'un demi-litre dans ses urines (rouge-acajou indiquant bien la vraie maladie). Mais antérieurement il lui arrivait de boire jusqu'à douze litres par jour. C'était malheureusement de ce vin qui fait tant de veuves...
Page 39 - Le fait est que, pour la plupart, les écrivains de la Jeune Belgique s'opposeront à ces auteurs de la génération précédente. Ces nouveaux venus seront, eux, des partisans décidés de cet «art pour l'art» qu'avaient en abomination les Champfleury et les Duranty.

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