Guillaume de la Barre: roman d'adventure composé en 1318

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A. Franck, 1868 - 47 pages
 

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Page 7 - Que tengesso la leng' entre las dens Que qu'en dizo desplazer a las gens. Qui trop parla, vos dic per veritat, No pot esser .j. mot no li escap De fol parlar, e pus penedra se, Mays quan dit es penedre no val re. En terminant son roman, l'auteur invite ceux qui le liront ou l'entendront lire à prier Dieu pour l'âme d'un « honorable baron, » dont il fait un pompeux éloge, et à qui il dédie son œuvre. C'est...
Page 22 - Jaufré, qui date de la première moitié du xme siècle, jusqu'à Blandin de Cornouailles et à Guillaume de la Barre, postérieurs d'un siècle environ. Dans le premier de ces poèmes, l'intérêt résulte assurément pour une notable part de l'étrangeté des événements, mais cette étrangeté ne semble point absurde : on se sait en pleine féerie ; on met de côté toute préoccupation de la vraisemblance pour s'abandonner...
Page 11 - Malléon consent à ce que ses dieux soient amenés jusqu'auprès du laurier où le crucifix était attaché. Guillaume de la Barre se met alors en oraison et prie Dieu de manifester sa puissance aux infidèles en anéantissant leurs idoles. Une colombe, visible pour lui seul, vient l'avertir que sa prière a été exaucée. Cependant les païens découvrent leurs dieux dont l'or et les pierreries resplendissent au soleil, et Guillaume à son tour expose le crucifix. « Voilà un dieu qui ne » semble...
Page 19 - La recluse lui conseilla de placer auprès de celte croix les armes du comte Simon de Terramade, son seigneur, qui avait fondé la maison où elles vivaient toutes deux. Le jeudi avant les Rameaux, la recluse communia en présence du comte et de la comtesse; puis elle présenta les coussins au prêtre et lui demanda de les placer sur l'autel et de prier pour celle qui les avait faits. Le fils du comte avait remarqué la jeune fille. 11 fit si bien qu'elle fut retirée de l'ermitage et amenée au...
Page 13 - Malléon eut jeté son gant dans l'arène, un premier peloton s'ébranle et s'efforce en-vain d'enfoncer la bataille des chrétiens; un second est plus heureux, et la reine pousse un cri, inquiète pour la vie de Guillaume de la Barre. Elle craignait moins pour Chabert, confiante dans la bonté du cheval qu'elle lui avait envoyé. Guillaume se précipite sur les Sarrazins; il coupe l'un en deux, il en pourfend un second; à un troisième il enlève une joue et un bras, etluivoyantlesdents àdécouvert...
Page 23 - On sent courir à travers les légers octosyllabiques du poème quelque chose de la verve de l'Arioste; analogie de caractère qui se joint à l'analogie de la situation, puisque le rapport de Jaufre aux anciens romans de la Table ronde est précisément celui qui unit l'Orlando furioso aux chansons de geste. Dans Blandin de Cornouailles, au contraire, et surtout dans Guillaume de la Barre, un style incolore, un ton monotone nous laissent sans compensation en présence d'un récit où l'intérêt...
Page 24 - II ne sera jamais dit que pour une simple chemise je perde le sceptre de France. Que cest acte fut estimé louable, généreux, héroïque et vrayement digne du courage d'une femme, qui ne tenant que du royal se recognoissoit l'une des plus belles et mieux formées princesses de son temps (4).
Page 9 - La quais estec lonc temps ses guerra E layssec so filh heretier, Adreit e franc e plasentier, Jove d'etat entro .xx. ans, E segon qu'el era effans El fo de totz bos aibs (?) complitz. Tant fo de natural razitz Que lunha rc no saub mal far, Qu'el fou astrucs d'armas portar E de far plasers a sas gens.
Page 21 - La reine lui fit un gracieux accueil et ne cessa, jusqu'à l'arrivée, de le tenir par la main; de grandes réjouissances furent célébrées tant à la Serre qu'à la Barre, et le roi, à cette occasion, affranchit la ville de Guillaume et en confirma les coutumes. Par la suite, le roi d'Angleterre laissa en mourant à Guillaume une riche terre: le duché de Guienne dont il fut le premier duc. ' Après un règne de vingt et un ans, le duc mourut à son tour un vendredi saint. Que Jésus lui soit...
Page 16 - Ara fos ieu el dous repayre Lay hon mas amoretas ay (1) ! Et son père lui dit : « Fille, vous y serez bientôt et vous les tiendrez dans vos bras, vos amourettes ; j'entends le bon roi de la Serre.

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