Henri Heine

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Bloud, 1913 - 234 pages
 

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Popular passages

Page 159 - ... s'est fait encore entendre dans l'histoire du monde, sachez que le tonnerre allemand aura enfin touché le but. A ce bruit, les aigles tomberont morts du haut des airs, et les lions, dans les déserts les plus reculés de l'Afrique, baisseront la queue et se glisseront dans leurs antres royaux. On exécutera en Allemagne un drame auprès duquel la révolution française ne sera qu'une innocente idylle.
Page 119 - Dans ce -genre de livres, on doit interrompre la narration pour parler de son chien, de ses pantoufles ou de sa maîtresse. Un tel sans-gêne d'abord les charma, puis leur parut stupide, car l'auteur efface son œuvre en y étalant sa personne.
Page 142 - Paris n'est maintenant qu'une sentine impure, Un égout sordide et boueux, Où mille noirs courants de limon et d'ordure Viennent traîner leurs flots honteux ; Un taudis regorgeant de faquins sans courage, D'effrontés coureurs de salons, Qui vont de- porte en porte et d'étage en étage...
Page 5 - Je me borne à vous dire que la date de ma naissance n'est pas trop exacte dans les notices biographiques sur mon compte. Entre nous soit dit, ces inexactitudes semblent provenir d'erreurs volontaires, qu'on a commises en ma faveur lors de l'invasion prussienne, pour me soustraire au service de Sa Majesté le roi de Prusse.
Page 165 - ... fastidieuse qui est pire qu'une pauvreté complète ? Hélas ! les tentations deviennent grandes depuis quelque temps... n'est-ce pas, j'ai plus de franchise que les autres, qui se disent des Brutus, des Régulus!
Page 69 - Les femmes peintes, continua Maximilien après une pause, m'ont toujours moins vivement intéressé que la nature de marbre. Une fois seulement je devins amoureux d'un tableau. C'était une admirable madone, dont j'avais fait la connaissance dans une église à Cologne sur le Rhin. Je devins alors un visiteur d'église fort assidu, et mon âme s'enfonça dans le mysticisme de la foi catholi- 15 que.
Page 132 - Lafayette, le drapeau tricolore, la Marseillaise . . . C'en est fait, je n'aspire plus au repos . . . Maintenant, je sais de nouveau ce que je veux, ce que je dois faire . . . Moi aussi, je suis fils de la révolution, et de nouveau je tends les mains vers les armes sacrées, sur lesquelles ma mère a prononcé les paroles magiques de sa 30 bénédiction ... Des fleurs, des fleurs!
Page 120 - II n'ya rien de plus ennuyeux sur cette terre que la lecture d'un voyage en Italie, si ce n'est peut-être l'ennui de l'écrire; et l'auteur ne se peut guère rendre supportable qu'en y parlant le moins possible de l'Italie ellemême. Quoique je fasse grand usage de cet artifice du métier, je ne puis, cher lecteur, te promettre beaucoup d'amusement dans les chapitres qui vont suivre.
Page 11 - J'ai reçu ma première éducation dans le couvent des franciscains à Dusseldorf. Plus tard, j'entrai dans le gymnase de cette ville qui fut alors nommé lycée. J'y passai par toutes les classes où l'on enseignait les...
Page 153 - ... voir, des courses auxquelles tout Paris prenait part; et les coureurs n'étaient autres que MM. Thiers, Guizot et Cousin, montés chacun sur une autruche. Au lieu de mettre des costumes de jockeys, comme le bon goût l'exigeait, ajoutait gravement Heine, M. Thiers portait un uniforme de général; M. Guizot, coiffé d'une tiare, une crosse à la main en guise de cravache, avait son habit boutonné selon sa coutume, et M. Cousin s'était déguisé en philosophe allemand. Mais, dans le rêve, tout...

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