Hernani

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Dulac, 1887 - 159 pages
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Page 136 - SOL. Le bal ! — Mais un oiseau qui chanterait aux champs ! Un rossignol, perdu dans l'ombre et dans la mousse, Ou quelque flûte au loin ! ... — Car la musique est douce, Fait l'âme harmonieuse, et, comme un divin chœur, Éveille mille voix qui chantent dans le cœur ! — Ah!
Page 4 - ... de la liberté politique. Ce principe est celui du siècle, et prévaudra. Les Ultras de tout genre, classiques ou monarchiques, auront beau se prêter secours pour refaire l'ancien régime de toutes pièces, société et littérature; chaque progrès du pays, chaque développement des intelligences, chaque pas de la liberté fera crouler tout ce qu'ils auront échafaudé.
Page 136 - Ah ! qui n'oublierait tout à cette voix céleste ! Ta parole est un chant où rien d'humain ne reste. Et, comme un voyageur, sur un fleuve emporté. Qui glisse sur les eaux par un beau soir d'été Et voit fuir sous ses yeux mille plaines fleuries, Ma pensée entraînée erre en tes rêveries ! DONA SOL Ce silence est trop noir, ce calme est trop profond.
Page 102 - Ah! c'est un beau spectacle à ravir la pensée Que l'Europe ainsi faite et comme il l'a laissée ! Un édifice, avec deux hommes au sommet, Deux chefs élus auxquels tout roi né se soumet.
Page 93 - S'il te passe à l'esprit qu'il est temps que je meure, « Viens, sonne de ce cor, et ne prends d'autres soins.
Page 72 - Oh ! je porte malheur à tout ce qui m'entoure ! — J'ai pris vos meilleurs fils, pour mes droits sans remords Je les ai fait combattre, et voilà qu'ils sont morts ! C'étaient les plus vaillants de la vaillante Espagne. Ils sont morts ! ils sont tous tombés dans la montagne Tous sur le dos couchés, en braves, devant Dieu, Et, si leurs yeux s'ouvraient, ils verraient le ciel bleu ! Voilà ce que je fais de tout ce qui m'épouse ! Est-ce une destinée à te rendre jalouse?
Page 4 - Or, après tant de grandes choses que nos pères ont faites et que nous avons vues, nous voilà sortis de la vieille forme sociale; comment ne sortirions-nous pas de la vieille forme poétique? A peuple nouveau, art nouveau. Tout en admirant la littérature de Louis XIV, si bien adaptée à sa monarchie, elle saura bien avoir sa littérature propre et personnelle et nationale, cette France actuelle, cette France du dix-neuvième siècle, à qui Mirabeau a fait sa liberté et Napoléon sa puissance...
Page 6 - Romancero général est la véritable clef. Il prierait volontiers les personnes que cet ouvrage a pu choquer de relire le Cid, Don Sanche, Nicomède, ou plutôt tout Corneille et tout Molière, ces grands et admirables poètes.
Page 140 - Quoi qu'il puisse advenir, quand tu voudras, seigneur, quel que soit le lieu, l'heure, s'il te passe à l'esprit qu'il est temps que je meure, viens, sonne de ce cor, et ne prends d'autres soins ; tout sera fait.
Page 4 - Ce n'est pas que ce drame puisse en rien mériter le beau nom d'art nouveau, poésie nouvelle, loin de là ; mais c'est que le principe de la liberté en littérature vient de faire un pas; c'est qu'un progrès vient de s'accomplir, non dans l'art, ce drame est trop peu de chose, mais dans le public ; c'est que, sous ce rapport du moins, une partie des pronostics hasardés plus haut viennent de se réaliser.