Histoire complète des voyages et découvertes en Afrique, depuis les siècles les plus reculés jusqu'a nos jours: accompagné d'un précis géographique sur ce continent et des íles qui l'environnent; des notices sur l'état physique, moral et politique des divers peuples qui l'habitent, et d'un tableau de son histoire naturelle, Volume 3

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A. Bertrand, 1821 - Africa
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Page 285 - Égyptiens, sont d'une fabrication très-ancienne, dont le secret est perdu aujourd'hui ; de sorte que ceux que l'on se procure se trouvent dans d'anciennes sépultures où ils ont été autrefois enfouis. Malheureusement toutes leurs superstitions ne sont pas aussi innocentes. Le sang des victimes humaines se verse pour les moindres sujets, je dirai même pour la plus simple fantaisie, avec une facilité et une prodigalité telles, que la barbarie de ces exécutions n'excite plus aucun mouvement...
Page 251 - Tout était perdu pour les Anglais, et leur vie même était en grand péril, lorsque M. Bowdich et ses deux jeunes compagnons se décidèrent à prendre sur eux seuls la conduite et la responsabilité d'une affaire si désespérée. Ayant prévenu de leur résolution M. James, jusqu'alors leur chef, ils demandèrent . à parler encore une fois au roi; ce qui leur étant accordé, sansdoute parce qu'on les croyait perdus sans ressource, M.
Page 284 - Nègre, habitué dès l'enfance k voir la mort et la torture même avec une profonde indifférence, ne regarde pas à ce sacrifice, quand il a soif de se venger. Quelques-uns, pour échapper aux malheurs de l'oppression, vouent leur vie au roi, qui alors les nourrit et les protège. Ils vivent ainsi exempts de persécution et d'inquiétude; mais il faut qu'ils meurent avec le prince : on les immole tous sur son tombeau. On conçoit assez que la religion d'un pareil peuple doit être superstitieuse...
Page 254 - Européens les plus civilisés. A la première audience que M. Bowdich obtint du roi, laquelle eut lieu, selon l'usage, en présence des grands de sa cour, ce prince lui demanda, ou plutôt lui fit demander par ses ministres, d'où il venait et quel dessein l'avait amené dans son royaume. M. Bowdich, comme un autre Colomb, se mit à décrire en termes magnifiques la puissance et la richesse de l'Angleterre, le nombre et la valeur de ses soldats, la perfection de ses arts, enfin la multitude de ses...
Page 300 - ... mode majeur, et qu'ils passent aisément de l'un à l'autre dans le même air. M. Bowdich signale avec soin toutes les coutumes qui peuvent être caractéristiques. Ainsi, il remarque que les Ashantées ne pèsent que l'or ; les autres choses se vendent à la mesure: par exemple, la poudre en gros par baril, en détail par charge d'arme; le tabac, par rouleaux ou par bouts; le fer, par barres; le plomb, par petits barreaux longs comme le doigt, etc. Leurs poids pour l'or sont les suivants : 8...
Page 281 - Lorsqu'une forte pluie vient laver la place du marché , tout l'or qui se trouve rassemblé par les eaux, est religieusement recouvert de terre, et laissé là comme un dépôt sacré. La récolte de cet or, durant le règne du roi actuel, s'est faite deux fois, et chacune a donné environ soixante mille francs de notre monnoie.
Page 286 - Il ya des sacrifices humains dans toutes les fêtes, dans toutes les cérémonies un peu remarquables. Le peuple même, qui, dans ce spectacle, pourrait souvent présager son sort, ne s'en émeut pas; ou, s'il s'en émeut, c'est pour s'en réjouir, et insulter au misérable que l'on torture.
Page 273 - ... qu'il considère comme indiquant une population totale d'environ un million d'individus. Cette estimation pourrait paraître trop faible au premier coup d'œil : mais il faut remarquer que, dans un pays ainsi gouverné, la force militaire doit comprendre tous les individus mâles en état de porter les armes; et, en supposant que leur âge s'étende de dix-huit ans jusqu'à quarante-cinq, on trouve en effet que leur nombre doit être d'environ deux cent mille sur une population totale d'un million....
Page 276 - Une autre coutume commune à ces deux peuples, c'est que le roi n'est jamais censé parler en public par lui-même, mais par des ministres ou interprètes qui répètent ses moindres observations. Chez les uns comme chez les autres, le roi ne mange jamais en public: il vit retiré parmi ses esclaves et les...
Page 278 - Égyptiens mangent dans les rues, mais que, pour les autres besoins de la nature, ils se retirent dans des parties secrètes de leurs maisons. Ces' deux coutumes se retrouvent aussi chez les Ashantées; et, ce qui est une particularité qui ne se rencontre chez aucune nation nègre, ils ont, aux divers étages' de leurs maisons, des latrines entretenues avec une recherche de propreté surprenante. Comme les anciens Egyptiens ^ ils laissent croître leurs cheveux et leur barbe, pour témoigner leur...

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