Histoire critique de l'école d'Alexandrie, Volume 2

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Page 403 - Disons la cause qui a porté le suprême ordonnateur à produire et à composer cet univers. Il était bon, et celui qui est bon n'a aucune espèce d'envie. Exempt d'envie, il a voulu que toutes choses fussent, autant que possible, semblables à lui-même. Quiconque, instruit par des hommes sages, admettra ceci comme la raison principale de l'origine et de la formation du monde, sera dans le vrai.
Page 162 - Vers le dixième mois arrive l'ancienne solennité d'Apollon, et la ville devait se rendre à Daphné pour célébrer cette fête. Je quitte le temple de Jupiter Casius , et j'accours, me figurant que j'allais voir toute la pompe dont Antioche est ca,pable. J'avais l'imagination remplie de parfums , de victimes, de libations, de jeunes...
Page 56 - ... nous paraît le ver la difficulté : « Jamblique considérait que la vertu démiurgique préexistait déjà dans le paradigme. » En effet , tout en distinguant les deux derniers principes de la trinité, l'intelligence et le démiurge, Jamblique a pu en considérer le rapport et l'union. Or, comme le démiurge procède de l'intelligence, il a pu dire, dans un sens différent et avec une égale vérité, tantôt que le démiurge comprend le paradigme, tantôt qu'il y est compris : c'est ainsi...
Page 162 - J'arrive dans le temple, et je n'y trouve pas une victime, pas un gâteau, pas un grain d'encens. J'en suis étonné ; je crois pourtant que les préparatifs sont au dehors , et que , par respect pour ma qualité de souverain pontife , on attend mes ordres pour entrer.
Page 161 - ... quoique feinte et affectée) de leurs mœurs? Voilà en effet autant de vertus qu'il nous appartient, ce semble, de mettre réellement en pratique. Il ne te suffit pas de tendre à ce but sublime ; mais il est de ton devoir d'y ramener pour...
Page 182 - Ce sont des natures qui pensent, qui veulent , qui aiment, qui sentent comme l'humanité : entre la nature divine et la nature humaine , il n'ya que la différence du parfait et de l'imparfait. Le ciel chrétien se réfléchit dans la conscience, comme dans un miroir fidèle; la trinité a son image dans la nature humaine ; la théologie n'est qu'une psychologie transcendante.
Page 161 - Dieux en substituant leur athéisme (àÛeor/iTa) au culte qui leur c.-t dû. Ne manque pas , en outre , de défendre à tout prêtre de fréquenter les spectacles , de boire dans les tavernes, et d'exercer aucun métier vil ou ignoble. Honore ceux qui t'obéiront ; bannis ceux qui oseront te résister ; établis dans chaque cité des hospices pour que les gens sans asile , ou sans moyens de vivre , y jouissent de nos bienfaits, quelle que soit d'ailleurs la religion qu'ils professent.
Page 152 - L'ardeur et l'émulation des athlètes s'éteindraient, sans cette multiplicité des chemins : intercepter ces mille sentiers, n'en laisser qu'un seul pour tous, ce serait étouffer le combat dans un étroit défilé. Enfin, s'il faut dire la vérité, l'accord de toutes les opinions, ce rêve des hommes ignorants, ne peut que déplaire à Dieu. Ne semble-t-il pas, en effet, interdire et condamner lui-même cette uniformité de culte? La nature, dit Héraclite, aime le mystère. Le père de la nature...
Page 54 - Le second principe sert d'intermédiaire aux deux autres, et de point d'union à la trinité entière. C'est la puissance féconde qui engendre les dieux , le principe de la vie divine , le producteur par excellence , la déesse Rhéa , selon la langue mythologique. Le troisième principe est le démiurge, proprement dit Jupiter : c'est le principe qui opère le développement des puissances intelligibles et accomplit l'œuvre de la création. Jusqu'ici Jamblique ne s'écarte en rien de la théologie...
Page 171 - ... la différence qui s'y trouve. Répondre que cela se fait par la volonté de Dieu, c'est ne nous apprendre rien. Il ne suffit pas d'écrire dans un livre, «Dieu a dit, et les choses ont été faites»; car il faut voir si ces choses qu'on dit avoir été faites par la volonté de Dieu, ne sont pas contraires à l'essence des choses : auquel cas elles' ne peuvent avoir été faites par la volonté de Dieu, qui ne peut changer l'essence des choses.

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