Histoire de Marguerite d'Anjou, reine d'Angleterre, Volume 2

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Leblanc, 1810 - Queens - 544 pages
 

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Page 156 - ... livre dans les miens ma chère Helena. Quel moment ! On meurt de joie, dit-on, on meurt de la violence d'une passion qui jette le désordre dans tous les sens : non, l'on ne meurt de rien puisque je fus capable un instant de soutenir ce qui se passa dans mon âme. Ah ! Helena ! Mais je n'eus pas la force de prononcer son nom.
Page 154 - Je marquai mes intentions au grand-maître , qui reçut cette ouverture comme une grace que je lui aurois faite à lui-même. Le jour fut marqué pour la cérémonie de mon engagement. Je l'attendis sans impatience, mais je puis dire aussi sans répugnance et sans embarras. Il vint ; je n'ose décider si ce fut trop tôt ou trop tard, et c'est le mystère de ma vie le plus obscur et le plus funeste.
Page 369 - Cependant la vieille impression des plaisirs que je venais de goûter avec elle me fixa au moment que j'étais prêt à sortir. Helena, lui dis-je, en me tournant vers elle, pourquoi ne puis-je plus vous préférer à ma fortune, à ma réputation, à mille biens qui m'étaient moins chers que vous, et que je me souviens de vous avoir autrefois sacrifiés ! J'ai le même cœur, ajoutai-je, les mêmes transports, et je suis capable par conséquent des mêmes faiblesses.
Page 104 - J'avais un jardin, un bois, un ruisseau, et tout ce qui fait le charme d'un cœur amoureux dans la solitude. Il me restait assez d'argent pour me procurer des livres. Tous les plaisirs auxquels j'étais sensible se trouvaient ainsi...
Page 86 - Mes idées étaient fort éloignées du péril qui me menaçait '. Il fallut offrir à Helena quelques rafraîchissements. La force de l'occasion, ou plutôt la faiblesse de deux cœurs passionnés, nous fit oublier le projet que je venais de communiquer à l'aimable Helena, et que je lui avais fait approuver. Nous nous trouvâmes en un moment au-delà des bornes que nous nous étions imposées, et loin de revenir...
Page 156 - ... à s'éloigner de mon lit. Mais ce fut pour se jeter sur une chaise, où elle se défit, avec une diligence admirable, de sa coiffure et de ses habits ; et se précipitant vers moi avec de nouveaux transports, elle...
Page 95 - Elle me reçut plusieurs fois dans son lit, et je ne la quittai qu'après m'être rassasié de ses faveurs. Quelques mois après, étant de retour à Naples, je reçus d'elle une lettre qui m'apprit que je lui...
Page 310 - ... point été formé pour durer toujours. Il l'a donc été, pour me tromper , reprit la furieuse Clementia? Eh bien ! choisis entre la mort qu'il dépend de moi de te donner , et les promesses que j'exige. Je veux que tu m'aimes toute ta vie. Si je suis forcée de quitter cette ville , je veux que tu la quittes avec moi. Afrique , Espagne , Italie , tout lieu du monde où je pourrai vivre avec toi , m'est égal , et je veux que tu prennes plaisir à m'y voir. Voilà ce qu'il faut me jurer devant...
Page 51 - ... cœur et mes yeux ne fussent plus les mêmes, je lui trouvai plus de charmes qu'une femme 'n'en a jamais réunis. Ce fut l'impression d'un seul moment, et l'effet en devint tout d'un coup si terrible, que ne pensant pas même à m'en défendre, je m'approchai d'elle avec une avide impatience, comme si tout mon bonheur eût déjà consisté à la voir de près, à la contempler, et à ne plus m'éloigner d'elle un moment...
Page 156 - ... mon lit. Mais ce fut pour se jeter sur une chaise, où elle se défit, avec une diligence admirable, de sa coiffure et de ses habits ; et se précipitant vers moi avec de nouveaux transports, elle me fit oublier en un moment mes promesses , mes résolutions, mes vœux, tout ce que la raison, l'honneur, la religion m'avoient fourni d'armes contre l'amour.

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