Histoire de l'Académie royale des sciences, année ... avec les mémoires de mathématique & de physique, pour la même année: tirez des registres de cette Académie

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Gerard Kuyper, 1708 - Science
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Eloge de Dodart

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Popular passages

Page 211 - Il seyait bien à tant de vertu de négliger des dehors, qui, à la vérité, lui appartiennent naturellement, mais que le vice emprunte avec trop de facilité. Souvent M.
Page 216 - ... voir fuivis. Les Gens de Lettres avoient en lui auprès du Miniftre un Agent toujours chargé de leurs affaires, fans que le plus fouvent ils eufiènt eu feulement la peine de l'en charger.
Page 212 - ... de trop des bienfaits du Roi. Il en a été comblé pendant tout le cours d'une longue vie, et il a eu la gloire de ne laisser en mourant qu'une fortune médiocre. Il était passionnément attaché au Roi, sujet plein d'une fidélité ardente et zélée, et nullement courtisan ; il aurait infiniment mieux aimé servir que plaire.
Page 212 - Il était passionnément attaché au roi, sujet plein d'une fidélité ardente et zélée, et nullement courtisan; il aurait infiniment mieux aimé servir que plaire. Personne n'a été si souvent que lui, ni avec tant de courage, l'introducteur de la vérité; il avait pour elle une passion presque imprudente et incapable de ménagement.
Page 211 - Vrai par une efpece de fympathie, & fentoit le Faux fans le difcuter , lui épargnoit les longs circuits par où les autres marchent, & d'ailleurs fa Vertu étoit en quelque forte uninftinft heureux, fi prompt qu'il prévenoit fa Raifon.
Page 226 - ... patience de chercher toutes les autres , & l'art de les découvrir , ou du moins la précaution de foupçonner celles qu'il ne découvroit pas encore. Ce ne font pas feulement les grands objets qui en ont plufieurs , mais encore les plus petits ; & une grande attention eft une efpece de miçrofcope qui les groffit.
Page 201 - Il ne l'avait point demandé ; et il importe et à la gloire du roi et à la sienne, que l'on sache que de toutes les grâces qu'il a jamais reçues, il n'en a demandé aucune, à la réserve de celles qui n'étaient pas pour lui.
Page 216 - Capitale, que le féjour des Rois. On doit à M. Colbert l'éclat où furent les Lettres, la...
Page 7 - Le troifièmejour de fon délire, un de ces inftinâs naturels, que l'on dit qui font chercher aux Animaux malades les Herbes qui leur font propres, lui fit demander à entendre un petit Concert dans fa chambre; fon Médecin n'y confentit qu'avec beaucoup de peine. On lui chanta les Cantates de M. Bernier. Dès les premiers accords qu'il entendit, fon vifage prit un air...
Page 214 - Se où il exerça toujours avec toute la modération néceflaire le pouvoir dont il étoit revêtu. M. Colbert touché de l'utilité & de la beauté du Journal, prit du goût pour cet Ouvrage, & bientôt après pour l'Auteur. En i66S il lui donna dans cette Académie prefque encore naiffante, une place avec la fonction de Se-?

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