Histoire de l'Amérique, Volume 3

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1779
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Page 326 - ... reconnoître le pays. Elle fut montée par cinquante soldats sous le commandement de François Orellana, le premier officier de la troupe après Pizarre. Le cours du fleuve les emporta avec une si grande rapidité , qu'ils devancèrent bientôt leurs compagnons , qui les suivoient par terre avec beaucoup de lenteur et de difficultés.
Page 396 - ... les fatigues du service, ils affrontaient les dangers et la mort avec la même intrépidité, et, animés par l'espoir de nouvelles récompenses, ils ne manquaient jamais, en un jour de bataille, de déployer toute leur ancienne valeur. « Avec leur courage, ils conservèrent toute leur ancienne férocité. En aucun pays la guerre civile n'a été faite avec plus de fureur qu'au Pérou. L'avarice se joignait aux passions qui rendent les querelles atroces entre concitoyens, et donnait à leur...
Page 265 - Dans un interminable discours, il exposa au monarque la doctrine de la création, la chute du premier homme, l'incarnation, la passion et la résurrection de JésusChrist, le choix que Dieu...
Page 398 - L'histoire présente rarement des exemples d'un mépris si général et si peu dissimulé des principes de la morale et des obligations qui lient l'homme à l'homme, et qui constituent l'union sociale. On ne trouve ces mœurs que dans des hommes qui habitent des pays trèséloignés du centre de l'autorité, où l'espoir du gain n'a point de bornes, où des richesses immenses peuvent faire oublier les crimes par lesquels on les a acquises; ce n'est que dans des circonstances semblables qu'il est...
Page 327 - ... sorte expié par la hardiesse avec laquelle il se hasarda à suivre une navigation de près de deux mille lieues au travers de nations inconnues, dans un bâtiment fait à la hâte, de bois vert et mal construit , sans provisions , sans boussole , sans pilote. Son courage et son ardeur suppléèrent à tout ce qui lui manquoit. En s'abandonnant avec audace au cours du Napo, il fut porté au sud jusqu'à la grande rivière de Maragnon. Tournant ensuite à l'est avec le fleuve , il suivit cette...
Page 325 - Ils étoient obligés de se faire un chemin dans les marais , ou de l'ouvrir dans les bois en coupant les arbres. Des travaux si continus et le défaut de nourriture...
Page 328 - ... Robertson n'a pas hésité à nier l'existence des Amazones ; il dit , en parlant d'Orellana : « La vanité naturelle aux voyageurs qui ont vu des pays inconnus aux autres hommes , et l'artifice ordinaire aux aventuriers occupés de se faire valoir , concoururent à lui faire mêler dans le récit de son voyage beaucoup de merveilleux à la vérité. Il prétendit avoir découvert des nations si riches , que les toits de leurs temples étoient couverts de plaques d'or , et donna une description...
Page 230 - ... l'autre sentiment! Cette alliance, formée par la cupidité et l'ambition, fut confirmée par les cérémonies les plus solennelles de la religion. Luque célébra la messe, partagea l'hostie consacrée en trois parties, pour lui et ses deux associés, et un contrat, qui avait pour objet le pillage et le meurtre , fut ratifié au nom du Dieu de paix (i). La force de leur premier armement ne répondait pas à la grandeur de l'entreprise. Pizarre partit de Panama, avec un seul bâtiment, trèsfaible...
Page 231 - ... beaucoup de danger et de fatigue, Pizarre n'avait pas fait plus de chemin vers le sud-est, que n'en ferait aujourd'hui un bon navigateur en trois jours. Il toucha en beaucoup d'endroits de la côte de Terre-Ferme ; mais il trouva partout le pays désagréable que ses prédécesseurs avaient décrit; les terrains bas inondés par les rivières, les plus hauts couverts de bois impénétrables; peu d'habitans, mais d'une bravoure décidée. La faim, la fatigue, les combats fréquens avec les indigènes,...
Page 396 - ... époque, chacun voulait en avoir un avant de se mettre en campagne. Mais quoique devenus alors moins capables qu'auparavant de supporter les fatigues du service, ils affrontaient les dangers et la mort avec la même intrépidité, et, animés par l'espoir de nouvelles récompenses, ils ne manquaient jamais, en un jour de bataille, de déployer toute leur ancienne valeur. « Avec leur courage, ils conservèrent toute leur ancienne férocité. En aucun pays la guerre civile n'a été faite avec...

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