Histoire de la littérature négro-africaine

Front Cover
KARTHALA Editions, 2001 - African literature (French) - 386 pages
0 Reviews
La littérature négro-africaine a une histoire bien distincte des autres domaines francophones. Elle commence dans les années 30 avec la parution de la Revue du Monde Noir, de Légitime Défense et de L'Etudiant Noir, dans ce creuset intellectuel parisien où se rencontrent les premiers poètes noirs d'Amérique, des Antilles et d'Afrique. Les plus connus sont Jean-Price Mars, René Maran, les poètes de la Renaissance noire (Mackay, Langston Hughes, Jean Toomer) et le trio Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon Damas. Le mouvement de la négritude va s'épanouir avec les revues Tropiques et Présence Africaine pour culminer avec les deux congés axés sur les problèmes de la race, de la colonisation et de la culture (Paris 1956 et Rome 1959). Les ténors de cette riche période furent Alioune Diop fondateur de Présence Africaine et Cheikh Anta Diop pour l'Afrique, Aimé Césaire et Frantz Fanon pour les Antilles. Les indépendances africaines qui ont lieu entre 1959 et 1961 sont accompagnées d'une importante production théâtrale, tandis que le roman et la nouvelle deviennent le miroir éclaté des mille expériences des nouveaux Etats. C'est alors que sont publiés ceux qui deviendront les classiques de la prose franco-africaine : Mongo Beti, Birago Diop, Bernard Dadié, Sembène Ousmane, Abdoulaye Sadji, Djibril Tamsir Niane, Olympe B. Quenum, Cheikh Hamidou Kane. Après une période euphorique qui dure de 10 à 15 ans, viennent l'œil critique et la plume acerbe. A partir de 1985, les écrivains posent un regard lucide, tragique, voire cynique sur une réalité qui s'impose à l'encontre de tous leurs vœux : les dérives politiques et sociales déstructurent peu à peu les sociétés du continent noir et provoquent dans maints pays les troubles graves que l'on sait. Paradoxalement la littérature semble bénéficier de ces perturbations parfois chaotiques, car l'écrivain en demeure le témoin privilégié, et nombre d'entre eux restent " en situation ". Mais, par ailleurs, ils se sont affranchis des contraintes tant d'écriture que d'idéologie, et c'est en toute liberté qu'ils se " situent " ou non face à la tourmente politique. Plusieurs noms émergent de cette production de plus en plus abondante : Ahmadou Kourouma (récent prix Renaudot), Sony Labou Tansi, Tchicaya U'Tamsi, Moussa Konate, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, Daniel Maximin... Mais aussi Maryse Condé, Véronique Tadjo, Tanella Boni, Calixthe Beyala. Car les femmes africaines ont aussi pris la plume et font entendre leur différence. Cet ouvrage a repris, en les remaniant, les principaux chapitres d'une thèse notoire du même auteur (Université de Bruxelles, 1961). Ils ont été prolongés par une large fresque historique de cette littérature et de ses péripéties, depuis 1960 à nos jours.
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents

Introduction Pour une histoire de la littérature africaine
5
Antécédents africains et rébellion antillaise
13
La littérature antillaise francophone avant 1932
21
Le surréalisme et la critique de lOccident
35
Communisme et problèmes sociaux
47
René Maran
57
Les écrivains négroaméricains de la Harlem
65
Lapport des ethnologues
85
La revue Tropiques
173
Les armes
179
LAnthologie de Senghor Sartre et Orphée Noir
193
Présence africaine et le mouvement de
207
Leuphorie des indépendances 19601969
231
Le début du désenchantement 19691985
251
Langoisse de lavenir 267
270
Question actuelles
303

Le groupe de lÉtudiant noir et la notion
95
Pigments de LéonGontran Damas
113
Chapitre 1O Le Cahier dun retour au pays natal
131
Chants dombre et Hosties noires
151
Les essais
165
perspectives critiques
323
Bibliographie sélective
333
Index
367
Copyright

Other editions - View all

Common terms and phrases

References to this book

All Book Search results »

Bibliographic information