Histoire des marins français sous la République (de 1789-1803)

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A. Bertrand, 1868 - France - 560 pages
 

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Page 175 - Voyez ce drapeau tricolore Qu'élève en périssant leur courage indompté; Sous le flot qui les couvre, entendez-vous encore Ce cri : Vive la liberté!
Page 552 - Il fit naître parmi nous quelques espérances de salut, mais elles furent bientôt évanouies. Il se disposait à nous prendre à la remorque, lorsque les Anglais se débrouillèrent et le forcèrent de s'éloigner en chassant de notre côté.
Page 552 - A peine étaientils débordés, que le plus affreux spectacle s'offrit à nos regards ; ceux de nos camarades qui étaient restés sur le Vengeur, les mains levées au ciel, imploraient, en poussant des cris lamentables, des secours qu'ils ne pouvaient plus espérer ; bientôt disparurent le vaisseau et les malheureuses victimes qu'il contenait.
Page 551 - L'équipage, encouragé par les officiers, soutint ce nouveau choc avec une intrépidité vraiment républicaine; nous reçûmes plusieurs volées à couler bas. De son côté, l'ennemi nous abandonnait, lorsque la verge de l'ancre du vaisseau avec lequel nous étions abordés depuis plus de deux heures cassa. « Le vaisseau à trois ponts, le voyant s'éloigner, vira de bord, revint sur nous et nous tira deux autres volées qui démâtèrent le Vengeur de tous ses mâts, excepté de celui d'artimon,...
Page 552 - Nous entendions, en nous éloignant, quelques-uns de nos camarades former encore des vœux pour leur patrie; les derniers cris de ces infortunés furent ceux de Vive la république l Ils moururent en les prononçant.
Page 552 - L'eau avait gagné l'entrepont; nous avions jeté plusieurs canons à la mer et la partie de notre équipage qui connaissait le danger répandait l'alarme. Ces mêmes hommes, que tous les efforts de l'ennemi n'avaient pas effrayés, frémissaient à l'aspect du malheur dont ils étaient menacés.
Page 81 - Et vous qui mourrez an champ d'honneur, rien n'égalera votre gloire! La patrie reconnaissante prendra soin de vos familles, burinera vos noms sur l'airain, les creusera dans le marbre , ou plutôt ils demeureront gravés sur le frontispice du grand édifice de la liberté du monde ! Les générations, en les lisant, diront: Les voilà, ces héros français qui brisèrent les chaînes de l'espèce humaine, et qui s'occupaient de notre bonheur, lorsque nous n'existions pas!...
Page 552 - Au milieu de l'horreur que nous inspirait à tous ce tableau déchirant, nous ne pûmes nous défendre d'un sentiment mêlé d'admiration et de douleur. Nous entendions, en nous éloignant, quelquesuns de nos camarades former encore des vœux pour leur patrie : les derniers cris de ces infortunés furent ceux de VIVE LA RÉPUBLIQUE ! ! Ils moururent en les prononçant.
Page 553 - ... tués ou blessés dans le combat ou malades. En foi de quoi, nous avons dressé le présent procès-verbal pour valoir et servir ce que de raison. Pour copie conforme à l'original {ceci est de la main de Renaudin) : RENAUDIN, Jean HUGRIN, Louis ROUSEAU, PILLET, TROUVÉE, LUSSET, PERBIM, GRANJANT, TALLON, etc.
Page 550 - ... l'armée ennemie parut au vent à la distance de deux lieues. Elle ne tarda pas à arriver sur nous en dépendant. L'ordre de serrer la ligne et de se préparer au combat fut donné à l'armée française et aussitôt eiécuté ; nous allions à petite voile.

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