Histoire des prisons de Paris et des départemens: contenant des mémoires rares et précieux, Volume 2

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L'editeur, 1797 - France
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Popular passages

Page 11 - ... qui la précède. Figurez-vous trois ou quatre guichetiers ivres, avec une demi-douzaine de chiens en arrêt, tenant en main une liste incorrecte qu'ils ne peuvent lire. Ils appellent un nom, personne ne se reconnaît : ils jurent, tempêtent, menacent; ils appellent de nouveau : on s'explique, on les aide, on parvient enfin à comprendre qui ils ont voulu nommer. Ils font entrer en comptant le troupeau; ils se trompent; alors, avec une colère toujours croissante, ils ordonnent de sortir : on...
Page 271 - Cette nouvelle fait l'entretien et la joie de tous les prisonniers. Un administrateur de police a visité les nouvelles palissades qui s'élèvent autour de notre promenade; il s'est amusé à écrire dessus avec de la craie : Rue de la Liberté. A coup sûr , ce municipal est un homme atroce. La déesse de la raison n'a pas été du tout raisonnable pendant la journée; elle s'est beaucoup lamentée sur l'accident arrivé à son mari. Du 5. Nous avons deux nouvelles pensionnaires; l'une d'elles...
Page 34 - Entendez-vous, dans la cuisine, Le bruit qu'y fait maint citoyen , Criant : Haro sur ce vaurien! On vous a jugé sur la mine. Aux armes, citoyens! saisissez ce grimaud ; Marchez ! (bis) Les fers aux mains, qu'on le mène au cachot ! AIR : Que ne suis-je la fougère. Hélas 1 voudra-t-on le croire? Il le fit comme il le dit.
Page 81 - Console-toi , lui disait le respectable vieillard ; la mort n'est point un mal pour qui ne peut plus faire du bien. Ta sensibilité est en ce moment pour mon cœur une bien douce récompense. Adieu , mon ami ! adieu, Joseph ! pense quelquefois à moi. — Ah! je ne vous oublierai jamais...
Page 268 - J'ai un enfant que j'ai adopté , je lui ai inculqué les principes d'une liberté illimitée ; quand il sera grand , il n'oubliera pas la mort injuste de son père adoptif ; il poignardera ceux qui nous auront fait mourir ; il ne faut pour cela qu'un couteau de deux sous.
Page 3 - Lorsqu'on entre, il faut en même temps hausser le pied et baisser considérablement la tête , de manière que si on ne se casse pas le nez sur son genou, on court risque de se fendre le crâne contre la pièce de traverse de la grande porte, ce qui est arrivé plus d'une fois. On appelle aussi guichet la première pièce d'entrée.
Page 39 - Les bourdonnements continuels de la prison étourdissaient singulièrement. .l'ai resté six mois à la Conciergerie en proie aux plus horribles anxiétés; j'y ai vu le tableau mouvant des nobles, des prêtres, des marchands, des banquiers, d'hommes de lettres, d'artisans, de cultivateurs et de sans-culottes. La faux du tribunal sanguinaire en a moissonné les quatrevingt-dix-neuf centièmes.
Page 265 - ... sur le sort de son mari. Nous ignorions que cette femme avait figuré la déesse de la Raison dans une mascarade de l'invention de Chaumette. Cette circonstance lui attire des railleries qu'elle feint de digérer assez facilement. Cette déesse est très-terrestre ; des traits passables , des dents affreuses, une voix de poissarde, une tournure gauche , voilà ce qui constitue madame Momoro.
Page 29 - Qu'un heureux époux, à son tour, Vienne rendre à ma douce amie Des jours de paix , des nuits d'amour ; Je ne regrette plus la vie. Je revolerai près de toi Des lieux où la vertu sommeille ; Je ferai marcher devant moi Un songe heureux qui te réveille. Ah ! puisse encor la volupté Ramener ù ma douce amie L'amour au sein de la beauté Je ne regrette plus la vie.
Page 210 - Mœurs, vertu , candeur , voilà les principes du vrai républicain. » Nature, patrie, raison, voilà son culte. » Dans la liberté sont renfermés les droits de l'homme : c'est la raison, l'égalité, la justice. » La république fait le bonheur de la société ; elle range tous les hommes sous la bannière de l'intérêt commun. » Le traiteur qu'on avait chargé de notre subsistance, était un nommé Desnoyers, ci-devant coiffeur : on s'apercevait qu'il était plus expert à donner un coup...

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