Histoire générale du IVe siècle à nos jours: L'Europe féodale, les croisades, 1095-1270, Volume 2

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A. Colin, 1893 - 987 pages
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Page 919 - Dans les troupes à cheval, qui composaient la très grande majorité des troupes nationales, l'unité de combat était de cinquante hommes et se formait sur cinq rangs, présentant ainsi dix hommes de front. Les deux premiers rangs portaient l'armure de plates ajustées par bandes, à la japonaise, ou de corsets de fer à feuilles imbriquées. Aux armes nationales, l'arc et le sabre demi-courbe, ils ajoutaient la lance, souvent garnie d'un crochet rivé sur la douille du fer. Leurs chevaux étaient...
Page 567 - ... ce qu'elle doit être. Ces conditions enlèvent à la poésie du moyen âge beaucoup de ce qui fait le charme et la profondeur de celle d'autres époques : l'inquiétude de l'homme sur sa destinée, le sondement douloureux des grands problèmes moraux, le doute sur les bases mêmes du bonheur et de la vertu, les conflits tragiques entre l'aspiration individuelle et la règle sociale.
Page 363 - ... prévoyant, opiniâtre dans ses résolutions. Il jugeait avec beaucoup de rapidité et de droiture. Aimé de la fortune, craintif pour sa vie, facile à émouvoir et à apaiser, il était très dur pour les grands qui lui résistaient, et se plaisait à nourrir entre eux la discorde. Jamais cependant il n'a fait mourir un adversaire en prison. Il aimait à se servir de petites gens, à se faire le dompteur des superbes, le défenseur de l'Église et le nourrisseur des pauvres.
Page 567 - En somme, le grand intérêt de cette littérature, ce qui en rend surtout l'étude attrayante et fructueuse, c'est qu'elle nous révèle mieux que tous les documents historiques l'état des mœurs, des idées, des sentiments de nos aïeux pendant une période qui ne fut ni sans éclat ni sans profit pour notre pays, et dans laquelle, pour la première fois et non pour la dernière, la France eut à l'égard des nations avoisinantes un rôle partout accepté d'initiation et de direction intellectuelle,...
Page 666 - A cela ils répondirent tous disant : « Nous voulons, Sire, et nous sommes prêts à faire telles « lois qu'il vous plaira de dicter, car nous tous, ainsi que « nos fils et nos filles, nos petits-fils et nos petites-filles, « nous ferons ce que vous commanderez.
Page 72 - Anathème éternel et excommunication au téméraire qui ne tiendra pas compte de notre décret et qui essaiera dans sa présomption de subjuguer et de troubler l'église romaine!... Que dans cette vie et dans la vie future il éprouve la colère de Dieu tout-puissant et la fureur des apôtres Pierre et Paul dont il aura voulu perdre l'église! Que sa maison soit déserte, que ses enfants deviennent orphelins, sa femme veuve, iju'ils soient bannis, lui et ses fils, obligés de mendier leur pain,...
Page 370 - Il dut céder à plusieurs reprises, mais resta néanmoins assez fort pour contraindre la papauté à faicc de son côté des concessions '. Son règne accuse déjà, somme toute, un progrès très sensible dans la marche de la royauté vers l'affranchissement et dans le développement de cet esprit laïque et national qui devait finir par triompher de la théocratie romaine et amener la chute du système politique et religieux si fortement organisé au moyen âge. Philippe-Auguste a compris aussi,...
Page 108 - Eglise romaine et du seigneur pape Calixte , et pour le salut de mon âme, je remets à Dieu , à ses saints apôtres Pierre et Paul et à la sainte Eglise catholique , toute investiture par l'anneau et la crosse, et j'accorde, dans toutes les églises de mon royaume et de mon empire , les élections canoniques et les consécrations libres.
Page 350 - ... du soldat. Louis le Gros fut avant tout, en effet, un homme de guerre. Son rôle militaire l'absorba tout entier jusqu'au jour où, la victoire lui ayant laissé peu de chose à faire et les infirmités le saisissant, il se vit obligé de prendre enfin le repos qu'il n'avait jamais connu. Encore ne cessa-t-il de combattre que peu de temps avant sa mort : c'est seulement en 1135 qu'il alla brûler son dernier château.
Page 682 - ... meilleurs soldats avaient perdu la vie. Continuant sa marche vers l'est, il passa près de Murcie et de Xativa, toujours suivi et souvent attaqué par les troupes musulmanes; en outre, la peste s'était mise dans son armée. Enfin il revint dans sa patrie, où il se vanta d'avoir mis les musulmans en déroute, d'avoir parcouru leur pays d'un bout à l'autre , et d'avoir fait beaucoup de prisonniers et de butin.

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