Histoire littéraire de la France sous Charlemagne et durant les Xe et XIe siècles

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Popular passages

Page 166 - Écoute, Maure, écoute de dures paroles qui ne te plairont pas , mais qui sont vraies. Vois-tu ce cheval tigré sur lequel j'observe de loin vos remparts? Eh bien ! ce cheval sera déchiré, broyé sous mes dents, avant que notre armée quitte vos remparts; ce qui a été commencé s'achèvera. En entendant ces paroles , le Maure frappe de son poing noir sa noire poitrine, et déchire son brun visage de ses ongles. Le malheureux tombe sur la face , le cœur frappé de terreur. » Ermoldus ne serait-il...
Page 25 - ... gnement des lettres. Il faut choisir pour ce ministère « des hommes qui aient la volonté, le pouvoir d'ap« prendre, et le désir d'instruire les autres : et que « cela soit fait seulement dans l'intention pieuse qui « inspire nos ordres. Car nous désirons que vous soyez, « comme il convient à des soldats de...
Page 301 - Ils sont méchants et incorrigibles. Jour et nuit nous ne cessons de les frapper, et ils empirent toujours. Anselme répondit : Eh quoi! vous ne cessez de les frapper! Et, quand ils sont grands, que deviennent-ils? idiots et stupides... Voilà une belle éducation qui d'hommes fait des bêtes!... — Et qu'y pouvons-nous?
Page 319 - Si vous me parlez de cette île, je comprends très-bien ; mais si vous me dites que votre idée prouve l'existence de cette terre (car pour être ce qu'il ya de plus excellent, il faut qu'elle existe, non-seulement en idée, mais en réalité), je penserai que vous plaisantez. » A cet autre argument d'Anselme, « On ne peut penser que Dieu n'est pas Dieu, » Gaunilon répond, « Dites on ne peut le comprendre, car on peut penser le faux.
Page 317 - On ne peut penser que Dieu n'est pas; la pensée de Dieu est nécessaire à l'esprit. D'autre part, on ne peut penser rien de plus grand que Dieu. Dieu est plus grand que toute pensée. Ce qui est plus grand que toute pensée ne peut être seulement dans la pensée; car, en ce cas, il y aurait quelque chose de plus grand, savoir ce qui existerait dans la pensée et existerait aussi réellement, objectivement.
Page 302 - Anselme lui adressa cette question : « Si tu plantais un arbre dans ton jardin, et si tu l'enfermais de toutes parts, de sorte qu'il ne pût étendre ses rameaux, quand tu le débarrasserais au bout de plusieurs années, que trouverais-tu...
Page 155 - ... appelés tyrans, parjures, ravisseurs des biens de l'Église ; et voilà ce qu'il faut recevoir avec joie ! » Cette lettre, il faut en convenir, est conçue dans un sentiment plus royal qu'épiscopal ; on dirait qu'Hincmar tient la plume , mais qu'il écrit sous la dictée de Charlesle-Chauve. « Il faut vous répéter ce que nous avons déjà dit : Les rois de France sont nés d'un sang royal, ils n'ont pas été considérés jusqu'ici comme substituts des évêques, mais comme maîtres du...
Page 24 - Nous avons considéré que les évêchés et les monastères qui, par la faveur du Christ, ont été commis à notre administration , outre l'ordre d'une vie régulière et la pratique de la sainte religion, doivent aussi appliquer leurs soins à enseigner les objets des lettres à ceux qui, par la grâce de Dieu, peuvent apprendre, selon la capacité de chacun ; de telle sorte que de même que la règle doit ordonner et orner l'honnêteté des mœurs, de même l'assiduité à enseigner et à apprendre...
Page 184 - D de Ferrières s'excuse auprès d'Hincmar de n'avoir pu lui envoyer un ouvrage de Béde, « livre si volumineux, dit-il, qu'il ne peut être caché ni dans le sein ni dans la besace. Et quand l'une ou l'autre de ces choses serait possible, il eût été exposé à la rencontre funeste d'une troupe de méchants que la beauté du manuscrit aurait pu tenter, et ainsi il eût été perdu peut-être pour vous et pour moi. » On concevra en effet, d'après le fait suivant...
Page 156 - L'autorité apostolique prescrit aux rois d'obéir à leurs préposés dans le Seigneur. » Hincmar va jusqu'à ébranler l'autorité royale dans sa base , dans le droit d'hérédité. « Nous savons certainement (2) que la noblesse paternelle ne suffit pas pour assurer les suffrages du peuple aux enfants des princes ; car les vices ont vaincu les priviléges naturels , et l'on bannit le délinquant , non-seulement de la noblesse de son père , mais de la liberté même.

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