Il faut qu'il parte

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Stock, Apr 30, 2008 - Literary Criticism - 144 pages
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« Je n’aime pas les communistes parce qu’ils sont communistes ;
je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes ;
et je n’aime pas les miens parce qu’ils aiment trop l’argent. »
Charles de Gaulle

C’est un nouveau discours de la servitude volontaire. Mais pas un Contre’un comme celui qu’écrivit La Boétie : le tableau d’une époque et un réquisitoire contre une bourgeoisie française aussi bête et borgne qu’en 1830 et en 1851.
Que se passe-t-il dans ce cher et vieux pays pour qu’on accuse les pauvres d’être coupables de leur sort, pour que le travail, ce mal nécessaire, soit tenu pour une valeur, pour que le serpent de Mai 68 se morde la queue et que la culture soit rangée au rayon des biens de consommation ?
Un homme à la tête de l’État incarne aujourd’hui le nihilisme d’une hyperclasse sans attaches et sans territoire qui voudrait oublier que l’homme est un animal social et que le lien compte plus que le bien. Il ne sera pas nommé dans cet exercice de style dont la violence vise d’abord les idées : le poisson pourrit toujours par la tête. Il faut qu’il parte ne révélera aucun petit secret caché : il fera entendre le hurlement de bouledogue vivisectionné d’un écrivain non-conformiste.

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About the author (2008)

Sébastien Lapaque est critique au Figaro littéraire, il est né à Tübingen en 1971. Il a publié des essais consacrés à Georges Bernanos, des romans (Les Idées heureuses, Actes Sud, 1999, prix François Mauriac de l’Académie française), une anthologie et un recueil de nouvelles (Mythologie française, Actes Sud, 2002, Bourse Goncourt de la nouvelle). Il est aussi l’auteur de Chez Marcel Lapierre (Stock, 2004), Le petit Lapaque des vins de copains (Actes Sud, 2006) et, plus récemment, Il faut qu’il parte, chez Stock.

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