Initiations et sociétés secrètes au Cameroun: les mystères de la nuit

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KARTHALA Editions, Jan 1, 1985 - Beti (African people) - 437 pages
La Nuit, telle est l'appellation paradoxale que les anciens Beti du Cameroun donnaient aux moments les plus mystérieux de leurs rituels et au champ d'action de leurs sorciers. A partir des vestiges existants et des témoignages des vieillards, l'auteur s'efforce de retrouver l'architecture d'une antique religion africaine où s'imbriquaient - avec les croyances en un Dieu cosmique lointain et en un démiurge plus proche, garant de la morale - le respect de "forces" diverses, telles le ciel et la terre, le soleil et la lune, la foudre et le nombre neuf, l'action des ancêtres ou la crainte de l'animal évou qui habite les entrailles des hommes en leur donnant les pouvoirs de la sorcellerie cannibale. Les interdits, les talismans, les connaissances médicales, la divination, les rites de passage pour la naissance, l'adolescence ou le deuil, permettaient de se protéger de ces forces ou de se les asservir. A part la citadelle constituée par la croyance en la sorcellerie, ces pratiques se sont effondrées avec la modernisation rapide du Cameroun méridional. Mais la vision du monde sous-jacente, riche de sa poétique originale et de sa rationalité propre, influe encore aujourd'hui sur la vie quotidienne et même sur la conception locale des religions contemporaines. Cet ouvrage constitue le second de la série Minlaaba, d'un nom du village, centre de l'enquête. Le premier volume, intitulé Les Seigneurs de la Forêt, traitait des traditions historiques et de l'organisation sociale des anciens Beti. Le troisième abordera le problème complexe de leur conversion massive au christianisme en l'espace de trente ans.
 

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Contents

Introduction
7
CHAPITRE I
17
Les hypostases divines
33
Les ancêtres
43
Les génies
53
CHAPITRE II
59
B Premier essai de définition de levû
65
Copyright

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Popular passages

Page 8 - Il n'y avait ni monnaie, ni marché ; l'institution d'échanges purement commerciaux était inconnue, car le véritable capital, l'unité de référence dans les échanges et dans l'évaluation des « richesses », n'était autre que l'homme. Vu sous cet angle, l'échange social jouait bien évidemment le principal rôle dans la vie des gens, sous la forme tantôt du commerce sexuel...

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