Julie, ou j'ai sauvé ma rose, Volume 1

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chez les marchands de nouveautés, 1807
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Page 52 - ... phallocrate: De toutes les passions, l'amour est sans aucun doute, celle qui nous procure les jouissances les plus réelles et les plus vives; mais, par un préjugé bizarre, les hommes seuls ont le privilège de s'y livrer sans perdre leur réputation. Et lorsqu'une femme nous aime assez pour nous sacrifier ce qu'elle a de plus précieux, pour nous combler de faveurs et nous enivrer de volupté, au lieu de la regarder comme un être divin, digne de l'adoration la plus pure après en avoir tout...
Page 51 - ... gage indispensable de respectabilité. Dans un long monologue, qui résume à lui seul la leçon du roman, il s'efforce de transmettre à la jeune fille les principes qui lui permettront d'allier les plaisirs charnels à l'image vertueuse de la femme qu'exigé l'hypocrisie d'une société phallocrate: De toutes les passions, l'amour est sans aucun doute, celle qui nous procure les jouissances les plus réelles et les plus vives; mais, par un préjugé bizarre, les hommes seuls ont le privilège...
Page 54 - ... délices, mais aie le courage de conserver assez de sang-froid, au sein même de la volupté, pour refuser la dernière faveur [...]. Nous sommes esclaves jusqu'à ce que nous ayons obtenu cette précieuse faveur; mais votre empire finit avec votre résistance, et nous régnons à notre tour: non contents de devenir tyrans, n'ayant plus rien à désirer, le dégoût remplace l'amour, et nous abandonnons sans pitié celle à qui nous devons le bonheur, et dont l'attachement s'est accru en proportion...
Page 53 - ... ce qu'elle a de plus précieux, pour nous combler de faveurs et nous enivrer de volupté, au lieu de la regarder comme un être divin, digne de l'adoration la plus pure après en avoir tout obtenu, nous la traitons avec mépris, et nous la livrons à la honte en publiant sa défaite. [...] Livre-toi donc à l'amour sans chercher à lui opposer une résistance inutile, goûtes-en tous les plaisirs; perfectionne, si tu le peux, l'art d'en prolonger les jouissances, de les rendre plus vives, plus...
Page 54 - ... inutile, goûtes-en tous les plaisirs; perfectionne, si tu le peux, l'art d'en prolonger les jouissances, de les rendre plus vives, plus enivrantes. Nage dans une mer de délices, mais aie le courage de conserver assez de sang-froid, au sein même de la volupté, pour refuser la dernière faveur [...]. Nous sommes esclaves jusqu'à ce que nous ayons obtenu cette précieuse faveur; mais votre empire finit avec votre résistance, et nous régnons à notre tour: non contents de devenir tyrans, n'ayant...
Page 144 - ... moins, à laisser croire qu'elle en était l'auteur. Représentatifs de la production libertine des premières années du XIXe siècle, ils oscillent entre marginalité et conformisme et sont à leur manière révélateurs des limites de la morale sociale. «On ne doit jamais déchirer le voile, quand ce qu'il cache est désagréable. Pour moi, je préférerai toujours une illusion qui me plaît à une vérité qui me choque.
Page 53 - ... la honte en publiant sa défaite. [...] Livre-toi donc à l'amour sans chercher à lui opposer une résistance inutile, goûtes-en tous les plaisirs; perfectionne, si tu le peux, l'art d'en prolonger les jouissances, de les rendre plus vives, plus enivrantes. Nage dans une mer de délices, mais aie le courage de conserver assez de sang-froid, au sein même de la volupté, pour refuser la dernière faveur [...]. Nous sommes esclaves jusqu'à ce que nous ayons obtenu cette précieuse faveur; mais...
Page 4 - Julie, qui date de. 1807, elle laisse entendre qu'elle v 'avait guère moins de 40 ans : « A trente ans, dit-elle, je me suis retirée de ce monde plein de charmes, ou j'étais encore désirée, fêtée ; j'ai renoncé aux plaisirs enchanteurs qui, jusqu'alors, avaient été mes compagnons fidèles ; je vis maintenant dans la solitude, mais j'ai l'art de l'embellir...
Page 56 - Joue. l'Agnès tant que ta jeunesse te le permettra ; rien de si plaisant et de si commode que ce rôle , on est dispensée de rougir, et l'on peut tout dire , parce qu'on est censée ne rien entendre.
Page 33 - Je ne sais si je dormis long-temps ; mais il est impossible de décrire quel fut l'excès de ma surprise, lorsque j'ouvris les yeux. Deux bras amoureux me servoient de ceinture, et mon sein étoit couvert de baisers que me prodiguoit une bouche brûlante.

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