LA COMTESSE ROUGE: Erzsébet Bàthory

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Editions Dominique Leroy, Jan 30, 2013 - Comics & Graphic Novels - 60 pages
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Consœur ès atrocités de Gilles de Rais, la comtesse Bàthory se livrait en sa forteresse des Carpates au XVIIe siècle à des jeux férocement pervers. Elle fit torturer et mettre à mort plus de 600 jouvencelles afin de se tremper dans leur sang, pensant avoir trouvé dans ces bains criminels, le secret de l'éternelle jeunesse.
Cette bande dessinée, mise en images par Pichard, entremêle inextricablement l’érotisme le plus plaisamment torride et l’horreur la plus implacablement terrifiante.
L'œuvre de Sacher Masoch adaptée par J.-M. Lo Duca et superbement dessinée par le père de « Paulette ».

Un simple dessin de Georges Pichard devrait suffire à le présenter. Chacun connaît son baroque devenu un liberty somptueux, son goût de la chair généreuse, radieuse et élégante, sa sensualité faite d’une turgescente ingénue, ses fantasmes cruels ou Giotto l’a précédé avec une troublante identité.
Après avoir suivi les prestigieux cours à l’École des « Z’Arts Z’A », il enseignera à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré. Sa participation au Rire, à La Veillée des Chaumières et à La Semaine de Suzette fait l’objet de travaux d’exégètes, mais ces savantes études négligent l’aspect le plus troublant de l’œuvre de Georges Pichard, sa profonde unité.
Les femmes de Pichard ne s’estompent jamais dans la fragilité éthérée, mais elles n’ont pas non plus la dureté scintillante et impénétrable des matières plastiques d’avant-garde. Elles pèsent, elles s’épanouissent, elles souffrent, elles pleurent, elles rient. Bref elles existent, en regardant les autres héroïnes de BD on constate que ce n’est pas si fréquent et on comprend alors toute la magie de l’œuvre de Pichard.
La carrière de Georges Pichard est aujourd’hui bien connue des amateurs de BD et des autres. Le souvenir de ses titres les plus prestigieux (qui sont en même temps des personnages) le signale à notre admiration : Blanche Épiphanie, l’inépuisable Paulette, Caroline Choléra, cet Ulysse qui refait pour nous toute une mythologie… athénienne, Marie-Gabrielle de Saint Eutrope, son œuvre la plus achevée qui remplace tous les « Manuels de Pénitences et des Confesseurs », notre Comtesse rouge, l’un des sommets de Georges Pichard et enfin sa dernière œuvre, Le Kama Sutra de Vatsyayana

Collection Vertiges Bulles.

Bande dessinée, 54 pages, 44 planches en noir et blanc et couverture en couleurs de Georges Pichard.

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About the author (2013)

La carrière de Georges Pichard est aujourd’hui bien connue des amateurs de BD et des autres. Le souvenir des ses titres les plus prestigieux (qui sont en même temps des personnages) le signale à notre admiration : Blanche Épiphanie, l’inépuisable Paulette, Caroline Choléra, cet Ulysse qui refait pour nous toute une mythologie… athénienne, Marie-Gabrielle de Saint Eutrope, son œuvre la plus achevée qui remplace tous les « Manuels de Pénitences et des Confesseurs », La Comtesse rouge, l’un des sommets de Georges Pichard et enfin sa dernière œuvre, Le Kama Soutra de Vatsyayana.
Un simple dessin de Georges Pichard devrait suffire à le présenter. Chacun connaît son baroque devenu un liberty somptueux, son goût de la chair généreuse, radieuse et élégante, sa sensualité faite d’une turgescente ingénue, ses fantasmes cruels ou Giotto l’a précédé avec une troublante identité.
Après avoir suivi les prestigieux cours à l’École des « Z’Arts Z’A », il enseignera à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré. Sa participation au Rire, à La Veillée des Chaumières et à La Semaine de Suzette fait l’objet de travaux d’exégètes, mais ces savantes études négligent l’aspect le plus troublant de l’œuvre de Georges Pichard, sa profonde unité. Les femmes de Pichard ne s’estompent jamais dans la fragilité éthérée, mais elles n’ont pas non plus la dureté scintillante et impénétrable des matières plastiques d’avant-garde. Elles pèsent, elles s’épanouissent, elles souffrent, elles pleurent, elles rient. Bref elles existent, en regardant les autres héroïnes de BD on constate que ce n’est pas si fréquent et on comprend alors toute le magie de l’œuvre de Pichard.

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