L'Allemagne de m. de Bismarck, Part 1

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Nouvelle librairie parisienne, E. Giraud et cie., 1885 - Germany - 499 pages
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Page 184 - Cette amour naturelle les attendrit trop et relâche, voire les plus sages. Ils ne sont capables ni de châtier ses fautes, ni de le voir nourri grossièrement, comme il faut, et hasardeusement. Ils ne le sauraient souffrir revenir suant et poudreux de son exercice, boire chaud, boire froid, ni le voir sur un cheval rebours, ni contre un rude tireur, le fleuret au poing, ni la première arquebuse.
Page 10 - Alors ont suivi des détails et des applications douloureuses. Puis il a repris : « Quoi qu'il en soit, cette agglomération arrivera tôt ou tard par la force des choses : l'impulsion est donnée, et je ne pense pas qu'après ma chute et la disparition de mon système, il y ait en Europe d'autre grand équilibre possible que l'agglomération et la confédération des grands peuples. Le premier souverain qui, au milieu de la première grande mêlée, embrassera de bonne foi la cause des peuples...
Page 9 - C'est nne sorte de maladie que 1 impératrice entretient journellement. Un vieux diplomate français, qui ne s'émeut pas facilement, me disait naguère : « Cet homme va nous perdre; il finira par faire sauter la France...
Page 181 - Pour ne dégénérer de ses premiers ayeux, Soigneuse a fait chercher les livres les plus vieux, Hébreux, grecs et latins, traduits et à traduire; Et par noble despense elle en a fait reluire Le haut palais du Louvre*, afin que sans danger, Le François fut vainqueur du sçavoir estranger.
Page 10 - Comment est-il arrivé qu'aucun prince allemand n'ait jugé les dispositions de sa nation, ou n'ait pas su en profiter? Assurément si le ciel m'eût fait naître prince allemand, au travers des nombreuses crises de nos jours, j'eusse gouverné infailliblement les trente millions d'Allemands réunis; et pour ce que je crois connaître d'eux, je pense encore que, si une fois ils m'eussent élu et proclamé, ils ne m'auraient jamais abandonné, et je ne serais pas ici...
Page 184 - ... heure, la langue ne se peut plier. Aussi bien est-ce une opinion receue d'un chacun, que ce n'est pas raison de nourrir un enfant au giron de ses parents...
Page 10 - ... je pense encore que si une fois ils m'eussent élu et proclamé, ils ne m'auraient jamais abandonné, et je ne serais pas ici. Quoi qu'il en soit, cette agglomération arrivera tôt ou tard par la force des choses; l'impulsion est donnée, et je ne pense pas qu'après ma chute et la disparition de mon système, il y ait en Europe d'autre grand équilibre possible que l'agglomération et la confédération des grands peuples. Le premier souverain qui, au milieu de la première grande mêlée,...
Page 184 - Car il n'ya remède : qui en veut faire un homme de bien, sans doute il ne le faut épargner en cette jeunesse, et souvent choquer les règles de la médecine : Vitamque sub dio et trepidis agat In rébus*.
Page 9 - L'agglomération des Allemands demandait plus de lenteur, aussi n'avais-je fait que simplifier leur monstrueuse complication ; non qu'ils ne fussent préparés pour la concentralisation : ils l'étaient trop au contraire, ils eussent pu réagir aveuglément sur nous avant de nous comprendre. Comment est-il arrivé qu'aucun prince allemand n'ait jugé les dispositions de sa nation, ou n'ait pas su en...
Page 9 - Cet homme va nous perdre; il finira par faire sauter la France ponr un de ces caprices que l'impératrice débite à son déjeuner; il faudrait leur faire un enfant pour les rendre raisonnables.

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