L'Art Dentaire

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Popular passages

Page 222 - Pair de s'occuper de lui ; des voix l'engageaient à surveiller la conduite de sa femme, et le tournaient en ridicule ; des gens s'introduisaient dans son appartement, se cachaient dans la cheminée, derrière les meubles, pour se rapprocher de sa femme, car, dans son esprit, la malveillance dont il se croyait l'objet, n'avait qu'Un but, celui d'exciter ses sentiments de jalousie. En dehors de ces manifestations, on remarquait des perversions des autres sens et surtout de la sensibilité cutanée:...
Page 222 - ... dans un état de marasme qui devait augmenter de jour en jour. Des vertiges, des syncopes, des attaques épileptiformes, ne tardaient pas à compliquer une situation déjà alarmante. Du côté intellectuel, les désordres n'étaient pas moins rapides et moins accusés. La stimulation cérébrale produite par la cocaïne déterminait bientôt les hallucinations et le délire. Dès le mois d'octobre, le malade se présentait avec toutes les allures d'un persécuté. Dans la rue, on...
Page 222 - M.leD'Saury rapporte l'observation d'un malade, atteint de morphino-eocaïnisnie, avec troubles délirants et hallucinatoires consécutifs. Ce malade, qui s'adonnait, depuis 1883, à l'usage des préparations opiacées, n'avait pris l'habitude quotidienne des injections sous-cutanées de morphine, qu'à partir du mois de février 1889. Aucun accident appréciable n'était encore résulté de ces pratiques, lorsque, au mois d'août de la même année, un médecin lui conseilla de remplacer la morphine...
Page 223 - SAURY a eu l'occasion d'observer que l'alcool n'était pour rien dans la genèse du délire hallucinatoire; ses malades ne buvaient pas, mais il faut dire aussi que parmi les délires toxiques, celui de l'alcoolisme présente des caractères (prédominance des hallucinations visuelles) qui permettent de le distinguer. M. SÉGLAS rapporte l'observation d'un malade qui prenait deux grammes de cocaïne et une dose presque égale de morphine par jour. Il ne se livrait pas à l'alcool et cependant les...
Page 236 - AUX QUINQUINA ET ÉGORGES D'ORANGES Cette préparation est supérieure au Vin de Quinquina non seulement parce qu'elle renferme tous les principes toniques et fébrifuges que ne peut contenir le Vin, mais encore parce que sous un volume moitié moindre, elle les renferme associés aux principes toniques et eupeptiques des Écorces d'Oranges. MODE D'EMPLOI Pour les enfants une cuillerée à café et pour les adultes une cuillerée à soupe avant ou après le repas. PRIX DU FLACON : 3 FRANCS Pharmacie...
Page 224 - Un fait à signaler est l'exaeerbation des troubles de la sensibilité, le soir, à la période hypnagogîque.Cette particularité est à rapprocher de ce qu'on voit dans les délires alcooliques, ainsi que les idées de jalousie, fréquentes chez les alcooliques et observées par M. Saury chez son cocaïnique.
Page 223 - Fait presque ordinaire chez les malades cocaïqniues, il croyait avoir de petits insectes sous la peau, et il cherchait à les extraire avec une aiguille ; il en voyait également sous la peau des autres et leur 2M L'ART DENTAIRE.
Page 223 - ... par l'intensité de ses désordres intellectuels, moteurs et sensitifs. On ne saurait trop porter ces faits à la connaissance des praticiens ; quand on les connaîtra mieux, on sera moins disposé à recommander la cocaïne aux morphiniques pour remplacer leur poison habituel. M.

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