L'Abbé Constantin

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W.R. Jenkins, 1886 - 266 pages
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Page 163 - Elle peut se tirer d'affaire avec le peignoir de mousseline et les souliers de satin ; elle trouvera dans le vestibule un chapeau, ses petits sabots de jardin et le grand manteau écossais qu'elle met pour conduire, les jours de pluie. Elle entr'ouvre sa porte avec des précautions infinies ; tout dort dans le château, elle se glisse le long des murs, dans les couloirs ; elle descend .l'escalier. Pourvu que les petits sabots soient bien là, à leur place ! C'est sa grande préoccupation. Les voici....
Page 9 - Quand le curé montait à l'échelle, pour palisser ses poiriers et ses pêchers, par-dessus la crête du mur il apercevait les tombes sur lesquelles il avait dit les dernières prières...
Page 164 - Tout d'un coup furieuse, folle, aveuglante, une bourrasque se jette sur Bettina, s'engouffre dans son manteau, l'entraîne, la soulève, lui fait presque quitter terre, retourne violemment le parapluie. Ce n'est rien encore. Le désastre est complet. Bettina a perdu un de ses sabots — Ce n'étaient pas des sabots sérieux, mais de mignons petits sabots pour le beau temps.
Page 101 - Serais-je une méchante petite créature, sèche, froide, et condamnée à ne jamais; aimer ? ïie crois pas .... — Ni moi, non plus .... mais, jusqu'à présent, cependant, voilà mon histoire ! Non, je n'ai rien senti qui ressemblât à de l'amour .... Vous riez .... et pourquoi vous riez, je le devine .... Vous vous dites : " Voyez donc cette petite fille qui a la prétention de savoir ce que c'est que d'aimer 1" Vous avez raison, je ne le sais pas .... mais je m'en doute bien un peu.
Page 163 - Elle aperçoit un de ces immenses parapluies d'antichambre dont se servent les valets de pied quand ils montent sur le siège ; elle s'en empare, elle est prête — mais quand elle veut sortir, elle s'aperçoit que la porte-fenêtre du vestibule est fermée par une grosse barre de fer. Elle tâche de l'enlever, mais la barre de fer tient bon, résiste, et le grand cartel du vestibule fait entendre lentement cinq coups.
Page 189 - Peut-être sans cela n' aurait-il pas songé... Et, en même temps, à moi, vous me disiez beaucoup de bien de lui, — pas trop, non, non, mais enfin beaucoup! — Alors, moi, j'avais tant de confiance en vous que j'ai commencé à le regarder et à l'examiner avec un peu plus d'attention. Je me suis mise à le comparer avec tous ceux qui, depuis un an, avaient demandé ma main, 11 m'a paru qu'il leur était de toute manière absolument supérieur...
Page 28 - Il ne vit plus qu'une chose : le devoir, qui était de ne pas abandonner sa mère âgée et souffrante. Dans ce devoir simplement accepté et simplement accompli, il trouva le bonheur.
Page 164 - Bettina, désespérée, lutte contre la tempête, avec son soulier de satin bleu qui plonge dans le sable mouillé, en ce moment, le vent lui apporte l'écho lointain d'une sonnerie de trompettes. C'est le régiment qui part ! Bettina prend une grande résolution: elle abandonne le parapluie, rattrape son petit sabot, le rattache tant bien que mal et part en courant avec un déluge sur la tête. Enfin, elle est sous bois ; les arbres la protègent un peu. Encore une sonnerie, plus rapprochée cette...
Page 10 - C'était la grande préoccupation, la grande inquiétude du curé. Son ami Reynaud, où était-il? Puis il se rappelait la noble vie du vieux médecin de campagne, toute de courage et d'abnégation, il se rappelait sa mort, surtout sa mort! et il se disait : — Au paradis! il ne peut être qu'au paradis! Le bon Dieu lui a peut-être fait faire un peu de purgatoire... pour la forme,., mais il a dû l'en retirer au bout de cinq minutes...

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