L'abbesse Marie de Bretagne et la réforme de l'ordre de Fontevrault: d'après des documents inédits

Front Cover
E. Barassé, 1872 - 197 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 98 - J'étois arrivée tard : de sorte que les cérémonies furent si longues que le temps étoit devenu obscur. Quand j'entrai dans l'église, Beaumont et Saint-Louis, au lieu de me suivre, allèrent se promener dans les cours de la maison, où elles entendirent des cris horribles. Beaumont eut peur, et voulut s'enfuir; Saint-Louis la rassura, et lui dit qu'il falloit voir ce que c'étoit. Elles s'avancèrent vers le lieu où elles avoient entendu ce bruit: elles trouvèrent une folle enfermée dans...
Page 73 - Conty coucher en une maison où » estoyt logée lad. dame, qui est en la basse court, » et qu'on nomme la maison des estrangers ; dont » il partit le lendemain matin, pour s'en retourner » à Saumur '. » La bonne princesse se servit souvent de son puissant crédit sur l'esprit d'Henri IV pour obtenir la grâce de certains coupables.
Page 99 - ... de souffrir le même traitement le lendemain, je priai ma tante de permettre que mes officiers m'apprêtassent à manger au dehors ; elle les envoya chercher pour s'en servir, de sorte que ce jour-là, et les autres qui suivirent, on dîna mieux. Madame de Fontevrault me régala ce jour-là d'une seconde folle. Comme il n'y en avoit plus pour un autre jour, l'ennui me prit ; je m'en allai, malgré les instances de ma tante. Tous les hommes qui étoient à ma suite entrèrent dans l'abbaye durant...
Page 99 - Royale me manda qu'elle trouvoit fort bon que je prisse Guilloire ; à l'instant je dépêchai un courrier à Paris , et je lui mandois qu'il me vînt trouver en diligence. J'allai passer les fêtes de la Toussaint à Fontevrault ; ma tante , abbesse de ce lieu, avoit fort souhaité de me voir : elle me reçut avec beaucoup de joie et de bonne chère. Plus on voit la maison , plus on admire qu'une si grande communauté soit si bien réglée; on ne peut pas mieux vivre que l'on fait à Fontevrault....
Page 72 - Lad. dame abbesse estoit assize au hault bout de la table, le Roy de Navarre » au milieu, et Madame la princesse de Conty au bout, tous trois d'un mesme » costé. » La viande fust apportée par plusieurs relligieuses vestues ainsy qu'elles sont » lorsqu'elles hanlent au chœur ; à la teste il y avoit une vieille religieuse qui
Page 72 - Le soupper fust faict en une grande salle ten» due d'une tapisserie de toile de Hollande, par » bandes, recouverte de carrez de point couppé. » Le daiz avec sa queue estoit de mesme. » Lad. dame abbesse estoit assize au hault bout » de la table, le Roy de Navarre au milieu, et » Madame la princesse de Conty au bout, tous trois » d'un mesme costé. » La viande fust apportée par plusieurs relli...
Page 117 - Dans l'Ordre que Robert, en l'honneur de Marie, Fonda pour mériter la Céleste Patrie, L'homme, contre l'usage, à la femme obéit, Cet ordre serait admirable Si chaque femme était semblable A la Mère de Jésus-Christ, (i) SAUMUR SOUS LA TERREUR Commandant ROLLE (Suite) COMPTE-RENDU DE LA FÊTE
Page 98 - ... auprès de moi qu'auprès d'une autre de ma qualité ; elles croyoient même me faire grand honneur de m'appeler la nièce de Madame (c'est ainsi qu'elles appellent l'abbesse); et cependant j'étois fatiguée de toutes leurs amitiés, et j'en aurois été malade, si la naïveté de la plupart de ces bonnes filles ne m'eût souvent bien divertie. Il fallut premièrement assister au Te Deum...
Page 98 - Je fis méchante chère ; et, crainte de souffrir le même traitement le lendemain, je priai ma tante de permettre que mes officiers m'apprêtassent à manger au dehors; elle les envoya chercher pour s'en servir, de sorte que ce jour-là, et les autres qui suivirent, on dîna mieux. Madame de Fontevrault me régala ce jour-là d'une seconde folle. Comme il n'y en avoit plus pour un autre jour, l'ennui me prit ; je m'en allai, malgré les instances de ma tante Tous les hommes qui étoient à ma suite...
Page 71 - Eléonor de Bourbon, sa tante, » sœur aisnée du Roy, son pere, quil l'iroit veoir. » Geste dame, resolue de bien recevoir ce prince, » ne l'aïant veu il y avoit longtemps, sachant quil » approchoit , le vint attendre à la porte de son

Bibliographic information