L'esprit des bêtes: vénerie française et zoologie passionnelle

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Librairie Sociétaire, 1847 - Animal behavior - 414 pages
 

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Page 377 - Peu de chose. - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours, mais qu'importé ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.
Page 145 - Le chien est la plus belle conquête que l'homme ait jamais faite, n'en déplaise à M. de Buffon ; le chien est le premier élément du progrès de l'humanité. « Sans le chien, l'homme était condamné à végéter éternellement dans les limbes de la sauvagerie. C'est le chien qui fait passer la société humaine de l'état sauvage à l'état patriarcal, en lui donnant le troupeau; sans le troupeau, pas de subsistance assurée, pas de gigot ni de rosbif à volonté, pas de laine, pas de burnous,...
Page 51 - Monsieur le vicomte, qu'aussi longtemps que la misère ira croissant, la fécondité du sexe suivra une marche analogue, et qu'il n'existe qu'un seul moyen de mettre un frein à cette fécondité toujours croissante, à savoir : d'entourer toutes les femmes des déliées du luxe.
Page 102 - Heureuse contrée, riche demeure de l'homme, si l'homme qui a mission de créer après Dieu et de parer sa demeure eût su tirer parti des largesses de la nature ! Mais l'homme civilisé, cet ennemi acharné de son propre bonheur, n'a pas agi ainsi. Il a porté avec furie la hache dans les forêts des monts qui couvraient les cimes des hautes chaînes, et cardaient les vents de l'orage et tamisaient en douce et fécondante rosée la vapeur de la nue.
Page 102 - ... pour déchirer leurs flancs, . les nuages ont crevé sur les collines, et leurs cataractes furibondes ont raviné les pentes et amoncelé dans les plaines les terres des coteaux effondrés. La gelée a brûlé la vigne, le mistral a acculé l'olivier et l'arbre aux pommes d'or aux plages abritées de la mer du midi.
Page 51 - ... infécondes! et qu'ils sont obligés, eux propriétaires , pour conserver de la graine de leur poisson, d'avoir des carpières de misère où ils tiennent les carpes exclusivement destinées à la reproduction. Ces carpières spéciales à la reproduction sont d'étroites pièces d'eau où les carpes femelles sont entassées par myriades, sont les unes sur les autres, meurent de faim, en un mot.
Page 51 - ... les étangs de la Sologne sont si favorables à la croissance des carpes, que la rapidité du développement de leur taille (luxe) les rend tout à fait infécondes! et qu'ils sont obligés, eux propriétaires , pour conserver de la graine de leur poisson, d'avoir des carpières de misère où ils tiennent les carpes exclusivement destinées à la reproduction. Ces carpières spéciales à la reproduction sont d'étroites pièces...
Page 408 - ... une feinte renouvelée du fameux combat des Horaces et des Curiaces. Le renard avait fui pour que l'oiseau s'attachât à sa poursuite et épuisât ses forces contre le bouclier rembourré de sa croupe. Aussitôt que l'oiseau fatigué eut renoncé à combattre et se fut perché sur le dossier de la chaise, dans la pose insolente du triomphateur insoucieux, la bête rusée avait tourné la tête, jugé la position et calculé la distance ; puis, s'élançant d'un bond terrible que nul n'avait...
Page 354 - ... le porc utilise les immondices des forêts, des champs et de la ferme, et convertit pour l'homme en viande succulente les rebuts de la cuisine, d'u jardin et de la laiterie. Le porc est le grand chiffonnier de la nature ; il ne s'engraisse aux dépens de personne. C'est pour cette fin que Dieu l'a fait omnivore et l'a doué de cette voracité tant blâmée. Sans cette voracité, l'animal ne serait pas apte à se contenter de ce que tous les autres refusent et à faire graisse de tout.
Page 145 - C'est le chien qui a fait passer la société humaine de l'état sauvage à l'état patriarcal en lui donnant le troupeau. Sans le chien, pas de troupeau; sans le troupeau, pas de subsistance assurée, pas de gigot, ni de rosbif à volonté, pas de laine, pas de burnous, pas de temps à perdre; par conséquent, pas d'observations astronomiques, pas de science, pas d'industrie. C'est le chien qui a fait à l'homme ses loisirs

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