La basilique de Carthagenna et le locus des sept moines de Gafsa: nouveaux édifices chrétiens de Carthage

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CNRS, 2000 - Carthage (Extinct city) - 150 pages
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La basilique de Carthagenna et le monastère de Bigua faisaient partie du paysage monumental urbain dans lequel ont évolué les chrétiens de Carthage depuis la fin du ive siècle jusqu'à la conquête arabe. Ce qui rend leur découverte et leur étude très intéressantes vient de leur situation intra muros. Les découvertes antérieures sont principalement situées hors les murs. L'importance de la basilique de Carthagenna est capitale pour l'histoire de l'implantation et de la vie des chrétiens de Carthage. Elle permet de suivre les transformations d'un bâtiment à destination religieuse du IVe siècle jusqu'au milieu du vue siècle. Ce lieu de réunion chrétien transformé en église à la fin du IVe siècle fut détruit, ou fermé, et laissé à l'abandon pendant la période vandale. Rebâti de façon somptueuse à la période byzantine, c'est alors une grande basilique à deux absides, baptistère, salles annexes et chapelle attenante qui fonctionna jusqu'au milieu du VIIe siècle. La maison de Tellus, construite au Ier siècle, a subi au cours des cinq premiers siècles de notre ère différents aménagements. Une inscription sur mosaïque nous donne l'indication que, à la fin du Ve siècle, ce lieu a abrité les restes de sept moines de Gafsa martyrisés sous le règne du roi vandale Hunéric, en 483, et que ce locus des sept moines a été doublé d'une memoria, lieu de vénération des sept frères Macchabées, au début du VIIe siècle. Le rapprochement de cette découverte avec la fin du texte de la Passion des sept moines, attribué à Victor de Vita, permet de considérer qu'un groupe de moines s'installa au Ve siècle dans l'ancienne maison romaine qui prit alors le nom de monastère de Bigua. Après la fin de la persécution vandale, dans le courant du deuxième quart du VIe siècle, dans une partie de la maison conventuelle, prit place un xenodochium, servant sans doute de lieu d'accueil des pèlerins venus vénérer les reliques des martyrs de la persécution vandale. Son plan caractéristique avec une salle à auges en fait le monument de ce type le plus oriental ainsi qu'un des plus tardifs. L'ouvrage de Liliane Ennabli constitue un outil indispensable à l'heure de la reprise des fouilles dans le cadre de la campagne internationale de sauvegarde de Carthage.

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Contents

1 Les salles A B et C
91
3 Les salles A2 B2 et C2
103
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129
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