La poésie arabe anté-islamique: leçon d'ouverture faite à l'École supérieure des lettres d'Alger le 12 mai 1880

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E. Leroux, 1880 - 82 pages
 

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Fréquemment cités

Page 28 - Que de fois j'ai laissé étendu sur la poussière le mari d'une femme très belle en lui ouvrant les veines du cou par une blessure semblable à une lèvre fendue ! Ma main le prévenait par un coup rapide et son sang coulait rouge comme le suc du dragonnier.
Page 29 - Mon fer impitoyable a percé ses vêtements-; l'homme généreux n'a point d'abri contre ma lance. • Je l'ai laissé en pâture aux bêtes sauvages qui le déchirent, rongeant ses belles mains et ses beaux bras.
Page 78 - ... égale , les poètes arabes devaient être les historiens de leur pays avant Mahomet; maîtres de l'opinion, ils élevaient ou abaissaient à leur gré les différentes tribus; aussi étaient-ils craints et respectés. Leurs œuvres, quand elles avaient été accueillies au congrès d'Ocazh , étaient écrites en lettres d'or sur des toiles d'une étoffe précieuse , et suspendues dans la Kaaba pour être conservées à la postérité. Grâce à ce soin, sept poèmes ou moàllacàs sont parvenus...
Page 31 - ... bêtes sauvages qui le déchirent, rongeant ses belles mains et ses beaux bras. P. 30... Lorsqu'il me vit mettant pied à terre pour l'achever, ses lèvres, en se relevant, laissèrent apparaître ses dents, mais ce n'était pas un sourire. P. 31... On criait Antarah et les lances allongées comme les cordes d'un puits s'enfonçaient dans le poitrail de mon cheval noir. P. 38. . . Sa jeunesse ne s'était pas encore écoulée : il apparaissait comme un bracelet sous les plis de ion manteau. P....
Page 7 - L'INFLUENCE de Mohammed, et après lui de l'islam, sur la décadence de la poésie fut à la fois directe et indirecte. Elle fut directe par les attaques que le prophète dirigea contre elle. Comme vous le savez, il n'était pas d'un tempérament poétique.
Page 49 - ... ne devait pas mentionner les prairies couvertes de narcisses, de rosés ou de myrtes, car dans le désert arabe il ne pousse que de l'absinthe ou du basilic. On entendit alors...
Page 61 - Hammad, dont je parlerai plus loin avec détail, fut des plus renommés pour l'étendue de sa mémoire. Un jour, raconte le Kitâb Al Aghani, le Khalife Oualid lui ayant demandé combien il savait de...
Page 61 - ... et tint parole, non à Oualid fatigué de l'entendre, mais à un de ses officiers. C'était là certainement un homme remarquable , mais quand on songe que, sur ces deux mille sept cents...
Page 61 - ... apocryphes se glissèrent dans les textes anciens, ou que des passages furent interpolés dans des morceanx avec lesquels ils n'avaient d'autre analogie que l'identité du mètre et de la rime.
Page 49 - ... monture un âne ou un mulet au lieu de la chamelle traditionnelle, de s'arrêter près d'une eau courante et douce, les nomades n'ayant jamais bu que...

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