La princesse des Ursins: essai sur sa vie et son caractère politique d'après de nombreux documents inédits

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Didier, 1858 - France - 565 pages
 

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Page 18 - C'était encore la personne du monde qui avait le plus de finesse dans l'esprit, sans que cela parût jamais, et de combinaisons dans la tête, et qui avait le plus de talent pour connaître son monde, et savoir par où le prendre et le mener.
Page 176 - Dernièrement la lampe s'était éteinte, parce que j'en avais répandu la moitié. Je ne savais où étaient les fenêtres, parce que nous étions arrivés de nuit dans ce lieu-là; je pensai me casser le nez contre la muraille, et nous fûmes, le roi d'Espagne et moi, près d'un quart d'heure à nous heurter en les cherchant.
Page 557 - Je voudrais de tout mon cœur, madame, que votre état fût aussi heureux que le mien. J'ai vu mourir le roi comme un saint et comme un héros; j'ai quitté le monde que je n'aimais pas; je suis dans la plus aimable retraite que je puisse désirer; et partout, madame, je serai toute la vie, avec le respect, et l'attachement que je vous dois, votre très-humble et très-obéissante servante.
Page 175 - Dans quel emploi, bon Dieu! m'avez -vous mise : je n'ai pas le moindre repos, et je ne trouve pas même le temps de parler à mon secrétaire. Il n'est plus question de me reposer après le dîner, ni de manger quand j'ai faim ; je suis trop heureuse de pouvoir faire un mauvais repas en courant , et encore est-il bien rare qu'on ne m'appelle pas dans le moment que je me mets à table. En vérité, madame de Maintenon rirait bien si elle savait les détails de ma charge.
Page 434 - Dieu voudra déci« der de mon sort en combattant, à celui de le dé« cider par moi-même en consentant à un accommo« dement où mon honneur et ma gloire paroissent « aussi intéressés, et à abandonner des peuples sur « lesquels mes malheurs n'ont produit, jusqu'à cette « heure, d'autre effet que d'augmenter leur zèle et « leur affection pour moi. Ainsi j'ai encore recours « à vos bontés pour implorer votre assistance et vos
Page 532 - ... et deux ou trois valets de pied, de faire partir sur l'heure la princesse des Ursins vers Burgos et Bayonne et de ne se point arrêter. Amenzaga voulut représenter à la reine qu'il n'y...
Page 77 - Madrid; j'ai outre cela leur maître, qui me sert d'aumônier ; je ne vous parle pas de mes officiers que j'ai de toutes sortes. Je mène douze laquais que j'ai ordinairement ; j'en prendrai d'Espagnols quand je serai à la cour Je me fais faire un très-beau carrosse, sans or ni sans argent néanmoins, et j'en amène un autre doré que je me suis...
Page 561 - Mais enfin c'était une idée de cour et un petit fumet d'affaires pour qui ne s'en pouvait plus passer. Elle acheva ainsi sa vie dans une grande santé de corps et d'esprit et dans une prodigieuse opulence , qui n'était pas inutile aussi à cette déplorable cour. Du reste, médiocrement considérée à Rome, nullement comptée, désertée...
Page 176 - Majesté, d'un pot de chambre, et d'une lampe que je renverse ordinairement sur mes habits : cela est trop grotesque. Jamais le roi ne se lèverait si je n'allais tirer son rideau, et ce serait un sacrilége si une autre que moi entrait dans la chambre de la reine quand ils sont au lit.
Page 142 - C'étoit un beau et grand drôle, très-bien fait et trèsdécouplé de corps et d'esprit, qui étoit depuis longues années à la princesse des Ursins, sur le pied et sous le nom d'écuyer, et sur laquelle il avoit le pouvoir qu'ont ceux qui suppléent à l'insuffisance des maris.

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