La science au point de vue philosophique

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Didier, 1873 - Science - 562 pages
 

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Page 419 - De là vient que, par une prérogative particulière, non seulement chacun des hommes s'avance de jour en jour dans les sciences, mais que tous les hommes ensemble y font un continuel progrès à mesure que l'univers vieillit, parce que la même chose arrive dans la succession des hommes que dans les âges différents d'un particulier. De sorte que toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement...
Page 419 - Il est dans l'ignorance au premier âge de sa vie; mais il s'instruit sans cesse dans son progrès * : car il tire avantage non seulement de sa propre expérience, mais encore de celle de ses prédécesseurs; parce qu'il...
Page 48 - l'aptitude à répondre par des modifications à la provocation des stimulants ». Alors l'attraction universelle, cette loi qui dit que tous les corps s'attirent en raison directe de leur masse et en raison inverse du carré de leur distance...
Page 292 - Qu'on m'aille soutenir, après un tel récit, Que les bêtes n'ont point d'esprit". Pour moi, si j'en étais le maître, Je leur en donnerais aussi bien qu'aux enfants. Ceux-ci pensent-ils pas dès leurs plus jeunes ans?
Page 419 - ... de sa propre expérience, mais encore de celle de ses prédécesseurs ; parce qu'il garde toujours dans sa mémoire les connaissances qu'il s'est une fois acquises, et que celles des anciens lui sont toujours présentes dans les livres qu'ils en ont laissés. Et comme il conserve ces...
Page 341 - ... vrai l'est lui-même. Au fond, la justice a le même principe que la science; seulement celle-ci est restée dans le domaine objectif, tandis que l'autre est entrée dans le domaine des actes moraux. Quand nous obéissons à la justice, nous obéissons à des convictions très-semblables à celles que nous impose la vue d'une vérité. Des deux côtés, l'assentiment est commandé ; ici il s'appelle démonstration ; là il s'appelle devoir.
Page 512 - Un astrolabe en main, elle a, dans sa gouttière, A suivre Jupiter ' passé la nuit entière. Gardons de la troubler. Sa science, je croi, Aura pour s'occuper ce jour plus d'un emploi : D'un nouveau microscope on doit en sa présence, Tantôt chez Dalancé * faire l'expérience ; Puis d'une femme morte avec son embryon II faut chez Du Verney * voir la dissection.
Page 289 - Hippocrate arriva dans le temps Que celui qu'on disait n'avoir raison ni sens Cherchait, dans l'homme et dans la bête, Quel siège a la raison, soit le cœur, soit la tête. Sous un ombrage épais, assis près d'un ruisseau, Les labyrinthes d'un cerveau L'occupaient.
Page 291 - J'aurais trouvé ton testament tout fait. Ton petit-fils pourvu, ton bâtiment parfait. Ne te donna-t-on pas des avis quand la cause Du marcher et du mouvement, Quand les esprits, le sentiment, Quand tout faillit en toi? Plus de goût, plus d'ouïe; Toute chose pour toi semble être évanouie; Pour toi l'astre du jour prend des soins superflus.
Page 419 - ... ont laissés. Et comme il conserve ces connaissances, il peut aussi les augmenter facilement ; de sorte que les hommes sont aujourd'hui en quelque sorte dans le même état où se trouveraient ces anciens philosophes, s'ils pouvaient avoir vieilli jusques à présent, en ajoutant aux connaissances qu'ils avaient celles que leurs études auraient pu leur acquérir à la faveur de tant de siècles.

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