Le costume au Moyen Age d'après les sceaux

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D. Dumoulin, 1880 - Clothing and dress - 496 pages
 

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Page 135 - ... distinguer les seigneuries, des cimiers surmontent les casques. Ce sont de grandes aigrettes en éventail, des touffes, des ailes par paires appelées vols, des cornes, des animaux naturels ou fantastiques, des figures humaines, des emblèmes héraldiques. La grande vogue des cimiers dura cent ans ; elle commença avec le casque ovoïde pour ne se modérer, tout en continuant, qu'à l'apparition des visières mobiles. La forme ovoïde était au reste la plus propre à supporter cet attirail tout...
Page 231 - Les premiers blasons ont fait leur apparition dans le dernier tiers du xn e siècle, se produisant sur l'écu, tantôt brusquement, tantôt après s'être déjà montrés en germe dans le champ du sceau. La fleur de lys s'héraldise sous PhilippeAuguste. Quant au fleuron ornant la couronne et le sceptre de nos rois, on le rencontre aussi loin que l'on peut remonter à l'aide des sceaux et des manuscrits à miniatures, c'est-à-dire jusqu'à Charlemagne. La Vierge, à partir du xi" siècle ne portant...
Page 138 - Le guerrier le porte suspendu au cou par une courroie, la guiche; en marche, il le rejette sur l'épaule gauche. Son mode de fabrication consistait en des planches assemblées, cintrées dans le sens transversal, matelassées en dedans, recouvertes de cuir au dehors; le tout solidement relié par une armature de bandes de métal qu'on faisait concourir à son ornementation. Deux poignées de cuir, les énarmes, dans lesquelles le combattant passait l'avant-bras et la main qui tenait les rênes, garnissaient...
Page 187 - ... les prendre pour base de ce travail. Je dois ajouter que les sceaux dont je vais invoquer le témoignage appartiennent presque tous aux grands feudataires ou aux seigneurs les plus marquants de notre pays. La question des blasons étrangers se trouve ainsi réservée. Origine des armoiries. Les origines des armoiries tendent à se dégager chaque jour davantage des fables qui les obscurcissaient. Les témoignages fournis par les sceaux servent de base aux nouvelles théories1.
Page 133 - Ronnay à li, qui uvoit passé la rivière, et li besa la main toute armée, et il li demanda se il savoit nulles nouvelles du conte d'Artois son frère, et il li dit que il en savoit bien nouvelles, car estoit certein que son frère le...
Page 148 - ... Guillaume le Conquérant et jusqu'aux premières années du xiii° siècle, tel enfin que nous le rencontrons sur les sceaux de Raoul de Fougères et de Guillaume de Nevers. « De même encore que les guerriers de Guillaume le Conquérant, Robert porte une épée à double tranchant, à quillons droits et tranchants presque parallèles, recoupés du bout pour former la pointe. Au lieu de la gorge d'évidement, une arête médiane, formée par la rencontre de deux tranchants, règne sur toute...
Page 186 - ... les supports, les cimiers, le volet et les lambrequins, les diverses formes d'écu, les premières brisures. L'imagerie des sceaux nous a transmis un nombre considérable d'armoiries, et ces armoiries se recommandent non-seulement par une authenticité incontestable, mais encore par leur grande ancienneté. De tous les monuments qui pourraient nous éclairer sur l'origine du blason, il ne reste, ou du moins l'on ne connaît que les sceaux. Il était donc tout naturel et indispensable à la fois...
Page 170 - ... (fig. 137). Vers 1 1 70, les arçonnières changent de forme ; elles s'élargissent en s'étendant sur les côtés; celle de derrière se cintre en dossier de fauteuil, de manière à emboîter le cavalier et à augmenter son assiette (PI. XX, fig. 141 , 142) ; — les quartiers ne restent pas toujours carrés, ils s'arrondissent quelquefois des angles ou s'allongent en pointe sur l'épaule du cheval ; on les couvre des broderies de l'époque, consistant en un dessin fretté; — les pendants...
Page 230 - ... simule les deux ailes ; il n'ya pas jusqu'au burelé de l'écu qui, rappelant les bandes de l'abdomen, ne serve à compléter l'illusion. Jean de Blumerey. Il est enfin des cas où les pièces héraldiques ne sont pas renfermées dans un écu et occupent directement le champ du sceau. Des brisures. On entend par brisure certaine marque distinctive que les branches cadettes ou collatérales devaient introduire dans le blason de leur famille. Au chef seul de la maison appartenait le droit de porter...
Page 52 - Charles, nostre sire, derrenièrement trespassé. Ce est assavoir : les deux sceaux du secret, l'un d'or et l'autre d'argent avec les chaisnes, Item le grand scel de la chancellerie avecques le contre-scel, les chaisnes et le coffre en quoy on le mettoit.

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