Le theatre italien de Gherardi, ou, Le recueil general de toutes les comedies & sçenes françoises joüées par les comediens italiens du roy, pendant tout le temps qu'ils ont été au service de Sa Majesté. 5. ed., sur la nouvelle de Paris, divisée en six tomes, reveuë, cor., augm. enrichie d'estampes en taille-douce à la teste de chaque comedie. Avec tous les airs qu'on y a chantez, gravez, notez... avec leur basse continuë chiffrée à la fin de chaque volume, Volume 3

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Chez M. Charles le Cene, 1721
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Page 387 - Ma pauvre Colinette, et mon pauvre Pierrot, Voilà comme, à peu près, par le commun usage, Font envers leurs vassaux les seigneurs de village. Quand d'un bois ou d'un champ il leur plaît un morceau , Des agneaux malheureux troublent...
Page 365 - J'en ai dit tout le beau, j'en vais dire le reste. Mon époux étant mort, ces miroirs, ces chenets, Ces chevaux, ce carrosse et ces beaux cabinets, Tout cela s'en alla chez qui les voulut prendre : J'y perdis les deux tiers, quand je les fis revendre. Enfin pour nous tenir toujours sur le bon bout...
Page 365 - Je perdis les deux tiers quand je les fis revendre. Enfin pour nous tenir toujours sur le bon bout, Je n'ai rien ménagé, j'ai presque vendu tout; Si bien que ce matin ayant su qu'à des filles Qui doivent leur naissance à d'honnêtes familles, Crésus donne une dot pour les bien allier, Je vous en offre deux prêtes à marier.
Page 309 - Il sert le roi , le peuple , et ne fait rien pour lui. Au riche comme au pauvre il tâche d'être utile; Et depuis quatre mois qu'il va de ville en ville, II enseigne aux petits à faire leur devoir , Et tempère des grands l'impétueux pouvoir : A. la droite raison il veut que tout se rende; Qu'en père de son peuple un monarque commande , Et que , mourant plutôt que d'oser le trahir, Un sujet se restreigne à l'honneur d'obéir. Comme il est dangereux...
Page 346 - C'est d'être l'un et l'autre un moment sans nous voir. Vous donnez des leçons que tout le monde admire; Pratiquez le premier ce qu'on vous entend dire : De deux jeunes amants ne troublez point la paix; Et ne vous signalez qu'à force de bienfaits. Quel plaisir aurez- vous de me voir malheureuse? ÉSOPE. Qu'une fille a d'esprit quand elle est amoureuse ! On ne peut s'exprimer en des termes plus doux.
Page 337 - Huile, beurre, jambon, petit salé, fromage, Tout y regorge de bien ; . Et ce qui pour le maître est un grand avantage, Cela ne coûte guère , ou , pour mieux dire , rien. Nos deux rats étant à même , Avoient de...
Page 369 - Qui sent le fanfaron plus que le gentilhomme ; Et, pour vous faire prendre un ton plus adouci, Je veux vous réciter la fable que voici.
Page 90 - En descendant à l'hôtellerie, on m'escamote ma casaque. Je fais deux pas dans la rue, un fiacre me couvre de boue depuis les pieds jusqu'à la tête; un porteur de chaise me donne d'un de ses bâtons dans le dos: il vient un homme me saluer; je lui ôte mon chapeau, un coquin par derrière m'arrache ma perruque; et pour comble de...
Page 344 - ÉSOPE. Non, naturellement je suis peu curieux. Ne bougez. Sans orgueil on ne se fait point peindre. EUPHROSINE. Ce n'est pas un malheur que vous ayez à craindre. Si l'on vous avoit peint , vous verriez, d'un coup d'œil, Que vous auriez grand tort d'en avoir de l'orgueil. ÉSOPE, luis.
Page 332 - Moins les membres avoient de force. Enfin quand de gronder les membres furent las, Voulant prendre un air moins farouche , Les pieds ne purent faire un pas , Ni les débiles mains aller jusqu'à la bouche; Et manque de secours l'estomac rétréci Étant mort par leur faute , ils moururent aussi.