Les Alpes: au point de vue de la géographie physique et de la géologie : voyages photographiques dans le Dauphiné, la Savoie, le Nord de l'Italie, la Suisse et le Tyrol, Volume 1

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J. Rothschild, 1882 - 619 pages
 

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Fréquemment cités

Page 179 - ... sont émoussées et arrondies. Ces grandes ondes sont à peu près parallèles à la longueur du glacier, et elles sont coupées par des crevasses transversales, qui paraissent bleues dans leur intérieur, tandis que la glace paraît blanche à sa surface extérieure.
Page 195 - ... de l'eau. Mais quand il fallut me mettre à disposer mes instruments et à les observer, je me trouvai à chaque instant obligé d'interrompre mon travail, pour ne m'occuper que du soin de respirer. Si l'on considère que le baromètre n'était là qu'à...
Page 194 - Je pus alors jouir sans regret du grand spectacle que j'avais sous les yeux. Une légère vapeur, suspendue dans les régions inférieures de l'air, me dérobait à la vérité la vue des objets les plus bas et les plus éloignés, tels que les plaines de la France et de la Lombardie; mais je ne regrettai pas beaucoup cette perte...
Page 190 - Après avoir atteint ces rocs, on s'en éloigne d'abord pour monter en serpentant dans un vallon rempli de neige qui va du nord au sud jusqu'au pied de la plus haute cime. Ces neiges sont coupées de loin en loin par d'énormes et superbes crevasses. Leur coupe vive et nette montre les neiges disposées par couches horizontales, ch«qn.
Page 26 - C'est ainsi que le lignite a été changé en houille, en anthracite et parfois même en graphite ; (graphite exploité à Omenak au Groenland, dans le terrain tertiaire, terrain où il est également connu à Java). La houille est quelquefois passée également à l'un de ces deux derniers états (graphite d'Ecosse, graphite et anthracite de Worcester près Boston, ÉtatsUnis). Plus rarement la houille et le lignite se sont transformés en une sorte de coke (a).
Page 192 - ... qu'ils se relayassent d'un moment à l'autre. L'un d'eux, qui était retourné en arrière pour prendre dans un baril de l'eau que nous avions vue dans une crevasse, se trouva mal en y allant, revint sans eau, et passa la soirée dans les angoisses les plus pénibles. Moi-même, qui suis si accoutumé à l'air des montagnes, qui me porte mieux dans cet air que dans celui de la plaine, j'étais épuisé de fatigue en observant mes instruments de météorologie.
Page 193 - ... vivre dans les lieux où ils prétendaient aller, et poursuivant cependant toujours intrépidement leur carrière, j'admirais leur force d'esprit et leur courage. Mes guides, toujours préoccupés de la crainte du froid, fermèrent si exactement tous les joints de la tente que je souffris beaucoup de la chaleur et de l'air corrompu par notre respiration. Je fus obligé de sortir dans la nuit pour respirer. La lune brillait du plus grand éclat au milieu d'un ciel d'un noir d'ébène; Jupiter...
Page 45 - Pour ces dernières, on recherchait naturellement les •>•> points les mieux placés pour faire ressortir la structure des » roches, la disposition régulière ou anormale des couches, » les brisements ou plissements qu'elles présentent; les » formes générales et les pentes des glaciers, les allures de » leurs moraines latérales ou frontales ; les accumulations de » roches moutonnées, polies et striées; enfin, toutes les cir» constances qui rendent aussi fructueux au géologue qu'in»...
Page 30 - La différence dans la nature des combustibles minéraux, lignite, houille, anthracite, qui varient suivant les terrains, peut être considérée comme un premier exemple de métamorphisme opéré loin des roches éruptives, et sur des substances peut-être plus impressionnables que les roches pierreuses. C'est ainsi qu'il n'ya que de l'anthracite dans les Alpes, et dans les schistes talqueux de la Basse-Loire, et que le terrain éocène de la Toscane renferme une houille véritable (MonteBamboli...
Page 192 - Goûté à l'ouest, on ne voit presque que des neiges ; elles sont pures, d'une blancheur éblouissante, et sur les hautes cimes elles forment le plus singulier contraste avec le ciel presque noir de ces hautes régions. On ne voit là aucun être vivant, aucune apparence de végétation; c'est le séjour du froid et du silence. Lorsque je me représentais le docteur Paccard et Jacques Balmat arrivant les premiers au déclin du jour dans ces déserts, sans abri, sans secours, sans avoir même la...

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