Les Antilles françaises, particulièrement la Guadeloupe, depuis leur découverte jusqu'au Ier, janvier 1823, Volume 1Brissot-Thivars, 1823 |
Expressions et termes fréquents
Anglais Antilles appelée arbre Basse-Terre bâtimens bestiaux bêtes à cornes blancs bois debout bourg Bryan Edwards cacao café cannes Capesterre Caraïbes carrés de terre cause climat code noir colo colonial colonies commerce côte coton couleur libres créole croît cultive culture d'Europe deloupe Désirade Dutertre eaux esclaves espèces établi établissemens Européens feuilles fleurs forme fort Fleur-d'Epée friche fruit gens de couleur gouvernement gouverneur Goyave graines Grande-Terre gros grosseur Guade Guadeloupe habitans hauteur îles du vent jaune jusqu'à justice l'anse l'eau l'hivernage l'île l'Inde Labat lieu livres long-temps lonies maisons manioc manufactures Marie-Galante Martinique ment métropole mois montagnes morne Morne-à-l'Eau moulins moutons ou cabris mulets nègres ordonnance ouragans palétuviers paroisse père Labat petits pieds plante planteurs pluies Pointe-à-Pitre poissons population porte pouces produit quantité quartier racine rivière salée s'élève Saint Saint-Domingue Sainte-Rose savannes seul soin Soufrière souvent sucre sucreries tabac tige tion toises tribunaux trouve Vieux-Fort vivres
Fréquemment cités
Page 6 - Le jour où l'on franchit le 23e degré 28' de latitude septentrionale, ils se déguisent grotesquemenl , représentant Neptune et les divinités de la mer avec tous leurs attributs. Ils hèlent ensuite le navire du haut de la hune, s'informent s'il a déjà passé le tropique , et si parmi l'équipage ou les passagers il se trouve des personnes qui ne l'ont pas encore passé. Sur la réponse de l'officier de quart, ils descendent sur le pont, où tout est préparé pour le baptême. Le capitaine...
Page 129 - Martinique, vol. i, pag. 54, 55. été affranchis par leurs maîtres , mais que le gouvernement n'a pas reconnus comme tels : ceux-là jouissent de la simple liberté sous le patronage d'un colon. DES NEGRES. L'esprit le plus dégagé de préjugés et de préventions est forcé de reconnaître , que la race noire , du moins celle qui est transportée dans nos colonies , ou qui ya reçu le jour, est très-inférieure à la race blanche , sous le rapport des facultés intellectuelles. Le nègre, toujours...
Page 121 - L'amour étincelle dans leurs yeux ; elles possè^ dent au dernier degré le talent de rappeler le tribut que les hommes doivent à la beauté, et, quoique naturellement coquettes, elles s'attachent vivement à celui qu'elles ont choisi, en sont jalouses à l'excès et lui sont rarement infidèles ; mais dès qu'elles en sont privées ou délaissées , elles reportent les mêmes sentimeus vers un autre objet.
Page 133 - Il chante au milieu des travaux les plus pénibles ; tous ses mouvemens se font en mesure et en cadence ; la mélancolie de sa musique a quelque chose d'attendrissant.
Page 114 - Les talens y sont rares , et l'homme de lettres , fût-il créole , y porte un air étranger. A l'exception de quelques hommes instruits , dont le nombre est petit, et qui possèdent des livres, le reste vit dans l'ignorance de tout ce qui ne tient pas au commerce ou à l'économie rurale , et , dans ces objets même, il ne suit qu'une routine aveugle. Il est vrai que l'élan de l'homme laborieux et intelligent y est incessamment arrêté par des institutions qui ne sont en harmonie ni avec les besoins...
Page 116 - Tout individu né dans les Antilles, de quelque couleur qu'il soit, est appelé créole, et le blanc, de race pure, y obtient une suprématie que les lois, la morale et les préjugés ont toujours tendu à maintenir. Sa couleur s'y distingue comme une sorte de noblesse ; l'Européen y conserve une prééminence marquée, et on le recherche particulièrement dans les alliances de famille. L'air humide, salin, et le défaut habituel d'électricité , donnent aux créoles ce teint de convalescence ,...
Page 120 - ... ravissans. Sans être parfaitement belles , leur figure fine porte une expression de douceur qui va droit à l'âme, et leur accent, dénué d'afféterie, lorsqu'il n'est pas traînant, respire l'innocence et la candeur. Leur abord timide, même froid, avec les étrangers , est fier avec leurs inférieurs , et très-familier avec leurs égaux ; elles sont douces et bonnes à l'extrême, et savent répandre beaucoup d'agrémens dans la société intime. L'amour étincelle dans leurs yeux ; elles...
Page 132 - Européen ne peut pas se faire à l'idée que de pauvres serviteurs , qui ont consacré cinq ou six jours de la semaine au service de leurs maîtres, soient congédiés le sixième ou le septième sans paie et sans nourriture , pour aller chercher à manger. Quelques colons , guidés par une aveugle avarice , achètent pour leurs ateliers de la morue ou d'autres alimens gâtés qu'ils ont à bon compte, sans calculer le mal que leur fait cette nourriture insalubre. Si l'on joint à ces causes, l'influence...
Page 263 - ... déployer un peu de l'industrie et de l'activité, dont les Hollandais ont donné l'exemple dans leurs Polders; surtout si le gouvernement cherchait à secouer l'indolence et l'apathie des colons , par une sévère exécution des ordonnances, sur le renouvellement des concessions. La salubrité de la...
Page 178 - Saint-François, à l'ouest, entre la même rivière et la ravine à Billau , qui était administrée par les capucins. Cette dernière a long-temps porté le titre de bourg avant de faire partie de la ville ; les deux paroisses sont aujourd'hui desservies par le même curé. La rivière aux Herbes , qui les sépare , prend sa source au pied de la Soufrière , et se compose de deux branches qui , avant de se réunir, renferment un espace de forme triangulaire, qu'on appelle l'ilet. Cette rivière...
