Les blancs et les bleus: 1.[-3.] sér, Volume 3

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Michel Lévy frères, 1872 - France
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Page 226 - Soldats , vous avez traversé le désert qui sépare l'Afrique de l'Asie avec plus de rapidité qu'une armée arabe. L'armée qui était en marche pour envahir l'Egypte est détruite; vous avez pris son général , son équipage de campagne , ses outres , ses chameaux. Vous vous êtes emparés de toutes les places fortes qui défendent les puits du désert. Vous avez dispersé aux champs du mont Thabor cette nuée d'hommes accourus de toutes les parties de l'Asie dans l'espoir de piller l'Egypte.
Page 226 - Enfin, après avoir, avec une poignée d'hommes, nourri la guerre pendant trois mois dans le cœur de la Syrie, pris quarante pièces de campagne, cinquante drapeaux, fait six mille prisonniers, rasé les fortifications de Gaza, Jaffa, Hayfà, Acre, nous allons rentrer en Egypte : la saison des débarquements m'y rappelle.
Page 226 - Soldats , nous avons une carrière de fatigues et de dangers à courir. Après avoir mis l'Orient hors d'état de rien faire contre nous cette campagne, il nous faudra peut-être repousser les efforts d'une partie de l'Occident. « Vous y trouverez une nouvelle occasion de gloire ; et si, au milieu de tant de combats, chaque jour est marqué par la mort d'un brave, il faut que de nouveaux braves se forment , et prennent rang à leur tour parmi ce petit nombre qui donne l'élan dans les dangers et...
Page 66 - C'est aujourd'hui l'anniversaire du 14 juillet. Vous voyez devant les noms de nos compagnons d'armes, morts au champ d'honneur pour la liberté de la patrie. Ils vous ont donné l'exemple : vous vous devez tout entiers à la République; vous vous devez tout entiers au bonheur de trente mil...
Page 189 - Maugrabins. Cette nouvelle troupe paraissait forte de deux mille hommes au moins ; elle marchait en masse, et, contre la coutume des Orientaux, au petit pas et en bon ordre. On apercevait dans les rangs une grande quantité d'étendards dont quatre ou cinq des plus apparents étaient portés devant les chefs. Dans cet état de choses, Junot crut devoir faire quelques changements à ses dispositions premières. La cavalerie qui était sur la gauche passe à la droite, et il ordonne aux trois...
Page 67 - Soldats! je sais que vous êtes profondément affectés des malheurs qui menacent la Patrie ; mais la Patrie ne peut courir de dangers réels. Les mêmes hommes qui l'ont fait triompher de l'Europe coalisée sont là. Des montagnes nous séparent de la France : vous les franchiriez avec la rapidité de l'aigle, s'il le fallait, pour MANIFESTATIONS RÉPUBLICAINES DE L'ARMÉE.
Page 243 - Je marchais à côté du général ; j'affirme ne l'avoir pas vu toucher un pestiféré. Il traversa rapidement les salles, frappant légèrement le revers jaune de sa botte avec la cravache qu'il tenait à la main. Il répétait en marchant à grands pas ces paroles : " II faut que je retourne en Egypte pour la préserver des ennemis qui vont arriver.
Page 69 - ... jusqu'à ce jour de vous écrire. Je cède à ce besoin de mon cœur , et c'en est un pour moi de vous dire que j'avais jugé , il ya dix-huit mois , que l'honneur de re'tàblir la monarchie française vous serait réservé.
Page 67 - Soldats ! le gouvernement veille sur le dépôt des lois, qui lui est confié. Les royalistes, dès l'instant qu'ils se montreront, auront vécu. Soyez sans inquiétude, et jurons par les mânes des héros qui sont morts à côté de nous pour la liberté, jurons sur nos nouveaux drapeaux : « Guerre implacable aux ennemis de la République et de la Constitution de l'an III ! » La fête fut suivie d'un grand banquet, où de nombreux toasts furent portés au milieu d'une exaltation croissante.
Page 241 - Il y avait là une ambulance pour nos pestiférés. Les emporter était impossible ; en ne les emportant pas, on les laissait exposés à une mort inévitable, soit par la maladie, soit par la faim, soit par la cruauté de l'ennemi. Aussi Bonaparte dit-il au médecin Desgenettes qu'il y aurait bien plus d'humanité à leur administrer de l'opium qu'à leur laisser la vie ; à quoi ce médecin fit cette réponse fort vantée : Mon métier est de les guérir, non de les tuer.

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