Les chansons des rues et des bois

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Librairie internationale, 1869 - French poetry - 311 pages
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Page 228 - Il marche dans la plaine immense, Va, vient lance la graine au loin, Rouvre sa main, et recommence, Et je médite, obscur témoin. Pendant que, déployant ses voiles. L'ombre, où se mêle une rumeur, Semble élargir jusqu'aux étoiles Le geste auguste du semeur.
Page 240 - Depuis six mille ans la guerre Plaît aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs.
Page 110 - L'oiseau gazouille, l'agneau bêle, Gloire à ce rivage écarté ! Lavandière, vous êtes belle. Votre rire est de la clarté. « Je suis capable de faiblesses. O lavandière, quel beau jour! Les fauvettes sont des drôlesses Qui chantent des chansons d'amour. « Voilà six mille ans que les roses Conseillent, en se prodiguant, L'amour aux cœurs les plus moroses.
Page 110 - ... couvée, Me montraient son pied fait au tour, Sa jupe semblait relevée Par le petit doigt de l'amour. On voyait, je vous le déclare, Un peu plus haut que le genou. Sous un pampre un vieux faune hilare Murmurait tout bas : Casse-cou...
Page 144 - ... pain du travailleur est noir ; Et des prêtres insulteurs jettent De la fange avec l'encensoir. C'est à peine, ô sombres années ! Si les yeux de l'homme obscurcis, L'aube et la raison condamnées, Obtiennent de l'ombre un sursis. Le passé règne ; il nous menace ; Le trône est son premier sujet ; Apre, il remet sa dent tenace Sur l'esprit humain qu'il rongeait. Le prince est bonhomme, la rue Est pourtant sanglante. — Bravo! • Dit Dracon. — La royauté grue Monte sur le roi soliveau....
Page 109 - L'intempérance du printemps, Aux buissons que le vent soulève, Que juin et mai, frais barbouilleurs, Foulant la cuve de la sève, Couvrent d'une écume de fleurs, Aux sureaux pleins de mouches sombres, Aux genêts du bord, tous divers, Aux joncs échevelant leurs ombres Dans la lumière des flots verts, Elle accrochait des loques blanches. Je ne sais quels haillons charmants Qui me jetaient, parmi les branches, De profonds éblouissements. Ces nippes, dans l'aube dorée, Semblaient, sous l'aulne...
Page 88 - II est nuit ; dans les clairières Les chansons dansent en rond ; L'ode court dans les rosées ; Tout chante ; et dans les torrents Les idylles déchaussées Baignent leurs pieds transparents ; La bacchanale de l'ombre Se célèbre vaguement Sous les feuillages sans nombre Pénétrés de firmament ; Les lutins, les hirondelles, Entrevus, évanouis, Font un ravissant bruit d'ailes Dans la bleue horreur des nuits ; 9.
Page 16 - Toinon, se baignant sur la grève, A plus de cheveux sur le dos Que la Callyrhoé qui rêve Dans le grand temple d'Abydos. Ça, que le bourgeois fraternise Avec les satyres cornus! Amis, le corset de Denise Vaut la ceinture de Vénus.
Page 92 - L'encensoir de l'infini ; En bas, parmi la rosée, Étalant l'arum, l'œillet, La pervenche, la pensée, Le lys, lueur de juillet, De brume à demi noyée, Au centre de la forêt, La prairie est déployée, Et frissonne, et l'on dirait Que la terre, sous les voiles Des grands bois mouillés de pleurs, Pour recevoir les étoiles Tend son tablier de fleurs.

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