Les nationalités musicales étudiées dans le drame lyrique

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Didier, 1872 - National characteristics - 364 pages
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Page 62 - Alceste, dit l'auteur de cette tragédie lyrique, je me proposais d'éviter tous les abus que la vanité mal entendue des chanteurs et l'excessive complaisance des compositeurs avaient introduits dans l'opéra italien, et qui du plus pompeux et du plus beau de tous les spectacles, en avaient fait le plus ennuyeux et le plus ridicule.
Page 62 - Je cherchai à réduire la musique à sa véritable fonction, celle de seconder la poésie pour fortifier l'expression des sentiments et l'intérêt des situations, sans interrompre l'action et la refroidir par des ornements superflus : Je crus que la musique devait ajouter à la poésie ce qu'ajoutent à un dessin correct et bien composé la vivacité des couleurs et l'accord heureux des lumières et des ombres, qui servent à animer les figures sans en altérer les contours...
Page 62 - J'ai cru encore que la plus grande partie de mon travail devait se réduire à chercher une belle simplicité, et j'ai évité de faire parade de difficultés aux dépens de la clarté ; je n'ai attaché aucun prix à la découverte d'une nouveauté, à moins qu'elle ne fût naturellement donnée par la situation et liée à l'expression ; enfin il n'ya aucune règle que je n'aie cru devoir sacrifier de bonne grâce en faveur de l'effet.
Page 49 - Je me ferais un reproche plus sensible si je consentais à me laisser attribuer l'invention du nouveau genre d'opéra italien dont le succès a justifié la tentative : c'est à M. de Calzabigi...
Page 159 - Depuis la mort de Napoléon, il s'est trouvé un autre homme duquel on parle tous les jours, à Moscou comme à Naples, à Londres comme à Vienne, à Paris comme à Calcutta.
Page 283 - En s'approchant, ils aperçurent dans un coin de la toile le bout d'un pied nu qui sortait de ce chaos de couleurs, de tons, de nuances indécises, espèce de brouillard sans forme; mais un pied délicieux, un pied vivant ! Ils restèrent pétrifiés d'admiration devant ce fragment échappé à une incroyable, à une lente et progressive destruction.
Page 49 - ... c'est lui qui m'a mis à portée de développer les ressources de mon art. Cet auteur, plein de génie et de talent, a suivi une route peu connue des Italiens dans les poemes A'Orphée, d'Alceste et de Paris.
Page 62 - Je me suis donc bien gardé d'interrompre un acteur dans la chaleur du dialogue pour lui faire attendre une ennuyeuse ritournelle, ou de l'arrêter, au milieu de son discours, sur une voyelle favorable, soit pour déployer, dans un long passage, l'agilité de sa belle voix, soit pour attendre que l'orchestre lui donnât le temps de reprendre haleine pour faire un point d'orgue.
Page 63 - C'est la raison pour laquelle je n'emploie pas les trilles, les passages ni les cadences que prodiguent les Italiens. Leur langue, qui s'y prête avec facilité, n'a donc à cet égard aucun avantage pour moi ; elle en a...
Page 17 - Credo equidem ; vivos ducent de marmore vultus ; Orabunt causas melius; cœlique meatus Describent radio, et surgentia sidera dicent : Tu regere imperio populos, Romane, memento; Hae tibi erunt artes , pacisque imponere morem , Parcere subjectis, et debellare superbos.

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