Les oeuvres poétiques en patois percheron de Pierre Genty, maréchal-ferrant (1770-1821): précédées d'un essai sur la filiation des langues

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A. Aubry, 1863 - French language - 69 pages
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Page 18 - Belleau, Malherbe, Corneille, tous, ils ont bu du cidre. Serions-nous déshonorés de chanter la même épitre (d'en boire comme eux)? Corneille ! faites m'en voir deux, chez vous, qui vaillent mieux que lui : c'est la crème des hommes. Mais Corneille, que serait-il? Rien, rien du tout, beau Cousin, s'il n'eût eu la pomme. 6. Champenois et Bourguignons, mes amis, il en faut rabattre. Tous, Normands et Percherons, nous savons tirer de la savatte (nous défendre). Notre cidre n'a pas son pareil :...
Page 17 - Si je vous comprends bien, notre cidre ne vaut rien ou peu, c'est tout un. Vous avez vin et raisin, c'est bon... mais, Cousin, il ne faut pas te moquer de la pomme. Nos plaines devant vos coteaux ne subiront pas d'éclipse ; elles se moquent de leurs coupeaux plus droits que des obélisques. Sous nos pommiers feuillus, quand nous avons trop bu de leur jus, ah ! qu'on dort bien un somme ! Dans vos vignes on ne saurait dormir... Ne te moque donc pas, Cousin, du pommier ni de la pomme. J'ai bu de vos...
Page 17 - ... j'en ai perdu l'envie. Beaucoup d'entre eux ne sont que des sournois, et je n'y regoûterai de ma vie. Pourquoi tant de goutteux parmi les jeunes gens et parmi les vieillards ? C'est le vin qui les assomme. Ils iraient d'un autre train, c'est moi qui le dis, Cousin, s'ils se contentaient de la pomme. Le vin donne de l'esprit (que) dit La Monnoye. Je veux bien le croire, puisqu'il le dit, mais cela me blesse l'oreille. Il me semble que ce monsieur sait cacher son jeu et ne boit que de l'eau de...
Page 17 - Le long des jambes à quelques Bourguignons et Champenois qui s'étaient moqué de notre cidre. Qu'est ce que vous dites là bas, gens de Bourgogne et de Champagne ? Votre esprit a le tintouin ; il bat la compagne. Si je vous comprends bien, notre cidre ne vaut rien ou peu, c'est tout un. Vous avez vin et raisin, c'est bon... mais, Cousin, il ne faut pas te moquer de la pomme. Nos plaines devant vos coteaux ne subiront pas d'éclipse ; elles se moquent de leurs coupeaux plus droits que des obélisques....
Page 28 - Qu'o finit pa s' rump' tout' lao piau ; S' keruit lao pans', é chut dein l'iau. Trebein qui vlion maignai lao pleume Frain miéx, com mai, d' batli l'einclume. J' n'ein s'on pa loun, ma çao n' fson rein : Aou mains c' quo j' fom, aj eul fom bein. LA GRENOUILLE ET LE BŒUF Un jour, une jeune Grenouille, grosse au plus comme un œuf, vit un bœuf si pourri gras, tellement dodu, qu'il en faisait, ma parole, craquer sa culotte. C'était un manger digne du bon Dieu. Aussitôt (il fallait qu'elle fût...
Page xlii - La civilisation couschite se rattache d'ailleurs, par son caractère général, à celle de l'Égypte, et il est probable qu'une exploration plus complète des langues de l'Abyssinie et de l'Arabie méridionale, fera apparaître des liens secrets entre les membres épars de cette grande famille qui, étouffée en Asie, par les peuples ariens et sémitiques, n'est arrivée qu'en Afrique...
Page 29 - Pas encore. » — La triple bête en fit tant et tant à sa tête qu'elle finit par se rompre toute la peau, se creva la panse et tomba dans l'eau. Certains, qui veulent manier la plume, feraient mieux, comme moi, de battre l'enclume. Je n'en sais pas long, mais cela ne fait rien : au moins, ce que je fais , je le fais bien. Vui, ni n-ée mo, l'hom san parai! I n' frao pu peû z-ao l'Ingleutére.
Page 17 - ... feuillus, quand nous avons trop bu de leur jus, ah! qu'on dort bien un somme ! Dans vos vignes on ne saurait dormir... Ne te moque donc pas, Cousin, du pommier ni de la pomme. J'ai bu de vos vins autrefois; j'en ai perdu l'envie. Beaucoup d'entre eux ne sont que des sournois, et je n'y regoûterai de ma vie. Pourquoi tant de goutteux parmi les jeunes gens et parmi les vieillards? C'est le vin qui les assomme. Ils iraient d'un autre train, c'est moi qui le dis, Cousin, s'ils se contentaient de...
Page 18 - Champenois et Bourguignons, mes amis, il en faut rabattre. Tous, Normands et Percherons, nous savons tirer de la savatte (nous défendre). Notre cidre n'a pas son pareil : qu'on en fasse voir un plus beau, je Tirai dire jusqu'à Rome... De tes vignes et de ton raisin nous nous battons l'œil (nous nous moquons), Cousin; garde les, nous garderons nos pommes. LAO GUERNAOUDE É I. BEU. Ein jou, neun...
Page 13 - V's-éué vin et réesin, Çao qu'ée baon,... ma, Coosin, Faout pâ t' fouti d' lao pomme. Noû plann duan voû coôquiaoux N' sieubiron pâ d'aeclisse ; 0 s' foutain d' leû cooupiaoux Pu draits quo d' z'-iôbélisse. Dsou noû pommiés feillus, Tan j' on tro beu d' leû jus, Heu ! qu'aon dô bin neun somme : Dein voû vinn's aon n

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