Les projets de mariage de la reine Élisabeth

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Calmann Lévy, 1882 - Courtship - 288 pages
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Page 7 - Blle de quinze ans qui pense estre belle et qui n'en approche point. » l'esprit ', tous les ornements d'une brillante culture, beaucoup d'originalité sans assez de grâce, les ressources d'une imagination animée et forte la faisaient remarquer comme femme, en même temps que son jugement fin et pénétrant, son application profonde, son caractère hautain et adroit, son active ambition la destinaient à être une grande reine.
Page 30 - ... qu'il leur suffisait d'assurer leur succession en ayant des enfants ; qu'elle n'aurait pas besoin de quitter son royaume et que le roi viendrait l'y voir; que son parlement condescendrait, comme elle n'en doutait pas elle-même, à sa volonté, et qu'il serait facile de prévenir, par de bons accords, tous les inconvénients qu'elle paraissait redouter. — Mais , si le roi y contrevient, répliqua spirituellement Elisabeth, qui l'appellera en justice...
Page 33 - ... comte de Leicester et que je ne pouvais l'épouser parce qu'il avait une femme. Aujourd'hui, il est veuf, et je ne l'épouse pas davantage. Dieu connaît ma pensée et mon âme, qui sont bien différentes de ce qu'on suppose ; mais enfin, si j'épousais le roi de France, qu'en penseriez-vous? — Que le chemin, répondit Silva, n'est ni bon ni court, et que, même dans un chemin large, il ya toujours de mauvais pas'.
Page 199 - M. d'Irachy, venus pour l'y rencontrer, et il arrêta les premiers articles de son traité avec les états-généraux. Ce court séjour à La Fère fut comme une halte dans sa vie agitée. Fêté, cajolé par sa gracieuse sœur, que les contemporains lui reprochent d'avoir trop aimée, il ne pouvait s'empêcher de dire : « 0 ma reine, qu'il fait bon près de vous! Cette compagnie, c'est un paradis, et celle d'où je suis parti, un enfer rempli de toutes sortes de furies et de tourmens.
Page 108 - ... satisfaire à une telle opinion que M. de Larchant m'a déclaré que déjà en avez conçue, espérant que vous n'aurez occasion de vous en repentir de cet honneur que de jour en autre me faites.
Page 33 - ... moyen, ce qui est bien difficile. Une femme qui ne se marie pas est exposée aux propos du monde. On suppose que c'est à cause de quelque imperfection, ou bien on lui attribue de mauvais motifs. On...
Page 35 - Je voudrais bien, dit-il, que votre maîtresse se contentât de mon âge, comme moi je me contente du sien. « — La seconde difficulté, c'était, si le mariage se réalisait, l'obligation pour la reine de séjourner en France; Smith en convint; mais ne pourrait-elle avoir dans son entourage, reprit Catherine, un lieutenant pour gouverner en son absence? — Le peuple anglais...
Page 110 - ... tient à vous garder ici comme le champion de la foi catholique; je vous le dis franchement, je ne veux pas admettre ici d'autre champion que moi-même. Quant au clergé, puisqu'il a tant de superflu, et moi tant de besoins, les bénéfices étant à ma disposition, je m'en souviendrai et j'aviserai. Quant à ceux qui s'en font les entremetteurs, j'en raccourcirai quelques-uns de la tête. » A cette rude apostrophe le duc ne répondit rien, mais se retira dans ses appartemens, où il pleura...
Page 37 - A ces mots, le roi rougit et Catherine répondit pour lui : « Ce n'est point un fol amour. — J'en conviens, reprit Smith, mais c'est parce qu'il doit reposer sur de sérieuses raisons, de grandes et dignes considérations qu'il ne faut s'y engager qu'après de mûres délibérations. » Pour atténuer ces dernières paroles, il dit que la reine, jusqu'à ce qu'elle eût pris une détermination définitive, ne prêterait l'oreille à aucune autre proposition, mais qu'elle entendait rester libre...
Page 196 - H, découragé par de récens revers, et venant d'envoyer don Juan d'Autriche dans les Flandres, non pour combattre, mais pour traiter. Le 17 janvier, don Juan signait dans le Luxembourg l'humiliant traité qu'on appela l'édit perpétuel. Les franchises des Pays-Bas étaient reconnues, les droits de lever l'impôt remis aux états , qui en revanche promettaient de reconnaître don Juan pour leur gouverneur, lorsque les derniers Espagnols auraient évacué les provinces. Voilà où en étaient les...

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