Lettres de Marie Stuart, reine d'Écosse, et de Christine, reine de Suède ...

Front Cover
Collin, 1807 - 291 pages
0 Reviews
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 87 - J'ai été combattue ce jour de ma religion et de recevoir la consolation des hérétiques. Vous entendrez par Bourgoing et les autres que, pour le moins, j'ai fidèlement fait protestation de ma foi, en laquelle je veux mourir.
Page 127 - Bothwell, de la crainte qu'il a d'estre chargé et accusé de trahison, à ce que, sans vous mesfier de luy, vous y regardiez de plus près et que vous vous rendiez d'autant plus fort; car nous avions hier trois cents chevaux des siens et de Leviston (Livingston). Pour l'amour de Dieu...
Page 114 - Huntly), de vostre femme auquel je vous prie aussi n'adjouter aucune foy contre la plus fidelle amie que vous avez eue ou que vous aurez jamais. Ne regardez point à celle (lady Gordon) de laquelle les feintes larmes ne vous doivent estre de si grand poids que les fidèles travaux que je souffre, afin que je puisse mériter de parvenir en son lieu, pour lequel obtenir je trahi (voire contre mon naturel) ceux qui m'y pourroyent empescher.
Page 121 - Coldingham. La malheureuse reine en était réduite à lui écrire, avec toute la faiblesse et toute l'humilité de la passion : «J'en prendrai quelqu'une dont j'estime que la façon vous contentera. Je vous supplie que l'opinion d'une autre n'éloigne votre affection de ma constance. Vous méfiez-vous de moi qui vous veux mettre hors de doute et déclarer mon innocence ! O ma chère vie ne le refusez et ne souffrez que je vous donne épreuve de mon obéissance, fidélité, contenance et volontaire...
Page 86 - ... n'est le seul soin de votre sûreté qui fait mouvoir tous ceux qui sont si prompts à me poursuivre. Si vous m'accordez cette mienne dernière requête, commandez que je voie ce que vous en écrirez ; car autrement on me fera passer par où l'on voudra ; et je désire savoir à ma dernière requête votre dernière réponse ; et pour fin je prie le Dieu de miséricorde et le juste juge qu'il vous veuille illuminer de son...
Page 87 - A faute de cela, je confesse la grièveté de mes péchés en général, comme j'avais délibéré de faire à vous en particulier, vous priant, au nom de Dieu, de prier et veiller cette nuit avec moi pour la satisfaction de mes péchés, et m'envoyer votre absolution et pardon de toutes les offenses que je vous ai faites.
Page 89 - Relation écrite ou verbale de son procès et de son exécution. vous saurez la vérité, et que, grâce à Dieu, je méprise la mort et fidèlement proteste de la recevoir innocente de tout crime, quand je serais leur sujette, ce que je ne serai jamais. La religion catholique et le maintien du droit que Dieu m'a donné à cette couronne...
Page 100 - Alors il dit qu'il estoit adverty par Minto qu'on disoit qu'un du Conseil m'avoit apporté des lettres, afin de les signer, pour le faire mettre en prison, voire, s'il n'obéissoit, pour le tuer. Et qu'il enquist le semblable de Minto, qui respondit que cela luy sembloit vray.
Page 125 - Dans une autre lettre , elle expose elle-même le rôle qui lui est réservé dans l'enlèvement. « Quant à jouer mon personnage , dit-elle , je say comme je m'y dois gouverner, me souvenant de la façon que les choses ont esté délibérées. Il me semble que vostre long service et la grande amitié et faveur que vous portent les seigneurs méritent bien que vous obteniez pardon , encore qu'en ceci vous vous avanciez * « Je voudrais estre morte, car je voys que tout va mal.
Page 290 - ... utile , sûre et convenable pour avoir lieu et être exécuté , soit que la paix desdits Pays-Bas s'ensuive ou non , tout ainsi que nous-mêmes ferions et faire pourrions si présens en personne y étions, jacoit qu'il y eût chose qui requît mandement plus spécial qu'il n'est contenu en cesdites présentes ; par lesquelles nous promettons, en bonne foi et parole de Roi , et sous l'obligation et hypothèT.

Bibliographic information