Lettres de Marie Stuart, reine d'Écosse, et de Christine, reine de Suède ...

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1807
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Page 309 - MADAME, Je sais que Votre Majesté est aussi éclairée et savante que puissante et magnanime. Voilà la raison qui m'a déterminé à m'adresser plutôt à Votre Majesté qu'à tout autre prince. J'ai une vénération bien plus grande pour les personnes d'un mérite sublime que pour celles qui n'ont que des titres pompeux, un nom célèbre, des aïeux illustres et une fortune brillante. Les premiers sont les vrais souverains de la terre. Il me semble que le pouvoir des rois sur leurs sujets n'est...
Page 344 - ... du côté droit , et ce marquis le voulant parer , prit l'épée de la main droite , dont l'autre en la retirant lui coupa trois doigts, et l'épée demeura faussée; et pour lors il dit à un autre qu'il...
Page 201 - Mais quelques raisons qui vous aient dé,,terminé à m'écrire, j'en fais trop peu de cas pour m'en in,,triguer un seul instant. ,,Je veux que vous sachiez et que vous disiez, à qui ,,voudra l'entendre, que Christine se soucie peu de votre cour ,,et encore moins de vous. Que pour me venger, je n'ai ,,pas besoin d'avoir recours à votre formidable puissance. ,,Mon honneur l'a voulu ainsi: ma volonté est une loi que ,,vous devez respecter. Vous taire, est votre devoir...
Page 336 - Elle l'interrogea plusieurs fois, à quoi ce marquis, s'excusant, répondait du mieux qu'il pouvait, rejetant la faute sur diverses personnes. Enfin il se jeta aux pieds de cette Reine, lui demandant pardon. Et en même temps les trois hommes qui étaient là présents tirèrent leurs épées hors du fourreau et ne les remirent qu'après avoir exécuté le marquis.
Page 345 - ... demanda pardon à Dieu, et me dit encore quelque chose où je lui donnai l'absolution, avec la pénitence de souffrir la mort pour ses péchés, pardonnant à tous ceux qui le faisaient mourir...
Page 339 - ... ayant trouvé seule sa majesté dans sa chambre avec un visage serein et sans aucune émotion. Je m'approchai d'elle, me laissant tomber à ses pieds, les larmes aux yeux, et les sanglots au cœur, je la suppliai par les douleurs et les plaies de Jésus-Christ de faire miséricorde et grâce à ce marquis. Cette reine...
Page 46 - L'État, dont la constitution doit être sacrée pour les monarques, parce qu'il subsiste toujours, tandis que les sujets et les rois disparaissent, a intérêt que tout homme soit jugé suivant les lois.
Page 333 - Je lui répondis que j'avais eu l'honneur de faire la révérence à sa majesté, et l'assurer de mes très humbles obéissances, et qu'elle avait eu la bonté de m'en remercier, et non autre chose. Sur quoi cette reine me dit que je portais un habit qui l'obligeait à se fier en moi, et me fit promettre sous le sceau de la confession de garder et de tenir le secret qu'elle me voulait découvrir. Je fis réponse à sa majesté qu'en matière de secret...
Page 343 - Dieu seul jeter ses espérances pour l'éternité, où il trouvera ses consolations. A cette triste nouvelle, après avoir poussé deux ou trois grands cris, il se mit à genoux à mes pieds, m'étant assis sur un des bancs de la galerie, et commença sa confession ; mais l'ayant bien avancée, il se leva deux fois et s'écriait.
Page 336 - Il se releva et tira cette Reine à un coin de la galerie et tantôt à un autre, la suppliant toujours de l'entendre et de le recevoir dans ses excuses. Sa Majesté ne lui dénia rien et l'écouta'avec une grande patience, sans que jamais elle témoignât la moindre importunité ni aucun signe de colère.

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