Lettres de Monsieur Flechier, eveque de Nismes, et l'un des quarante de l'Academie Françoise

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chez Jean Van Duren, 1712 - 400 pages
 

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Page 84 - ... mois, madame, que vous avez perdu M. votre fils, la perte est si grande, et je sais que votre douleur est encore si vive qu'il est toujours temps qu'on y prenne part. Vous pleurez avec raison ce fils estimable par sa personne, plus encore par son mérite. On peut dire à la fleur de son âge ; sorti depuis peu des plus grands dangers de la guerre, honoré de l'approbation et des louanges du roi , et couvert de sa propre gloire. Je me souviens quelquefois des soins que vous...
Page 331 - Il n'est rien de si commun que de faire l'éloge des princes, mais il n'est rien aussi de si difficile. Comme on ne trouve pas toujours en ce qu'ils font ce qu'ils doivent faire, on est souvent...
Page 330 - Il étoit réservé au plus grand des rois de rétablir l'honneur des lettres en votre faveur, de vous ouvrir son propre palais, de vous faire trouver dans le Louvre même toutes les douceurs de la retraite , de vous donner un noble repos à l'ombre de son trône...
Page 60 - C'est là mon ctat et mes occupations. Quelquefois de vos nouvelles et de celles de notre fidèle et vertueuse amie ; vous me devez cette consolation. Je grossis mon paquet de deux lettres pastorales qui vous feront mieux...
Page 58 - ... savez, sont en grand nombre dans la ville et dans la campagne, que j'avois instruits, servis, assistés, traités avec beaucoup de douceur et de charité depuis leur conversion, presque tous entièrement pervertis et devenus tout d'un coup ennemis de Dieu, du Roi, des catholiques...
Page 88 - Catinat (1) , un des plus grands meurtriers du pays , qu'on avoit conduit à Genève, est rentré dans la Vaunage avec plusieurs satellites aussi scélérats que lui ; on croit que Cavalier en fer:a bientôt autant. Il écrit qu'il est prêt à partir ; il vient avec quelque secours et des instructions de Savoie. Les peuples sont aussi fous qu'ils l'étoient, et il est à craindre que nous ne voyions renouveler la rébellion sous des formes peut-être nouvelles, qui ne seront pas moins dangereuses....
Page 59 - Pour nous, nous sommes dans une ville où nous n'avons point de repos ni de plaisir, non pas même de consolation : quand les catholiques sont les plus forts, les autres craignent d'être égorgés; quand les fanatiques sont en grand nombre près d'ici , les catholiques craignent à leur tour. Il faut que je console et que je rassure, tantôt les uns, tantôt les autres.
Page 52 - ... nous aider dans les nôtres, qui empirent tous les jours, sans aucune espérance qu'elles finissent. Nos peuples sont dans des alarmes continuelles : tous les catholiques sont égorgés, notre campagne est tout en feu , et je demeure ici pour être le consolateur...
Page 49 - Monfieur, & de bons préfeges d'années , que de nouveaux témoignages d'une amitié comme la vôtre. Si je n'ai pas le plaifir de pouvoir raifonner avec vous, comme je faifois il ya quelques mois, je vous rends du moins fouhaits pour fouhaits , vœux pour vœux ; & je demande au ciel pour vous meilleure fanté , meilleure fortune , ou la vertu nécefiaire pour vous paffer de l'une & de l'autre.

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