Li Margarideto: poésies provençales

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Techener, 1847 - 243 pages
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Page 192 - Pour consoler Jésus, se posa sur son front. Oubliant pour la croix, son doux nid sur la branche, Elle chantait, pleurait et piétinait en vain, Et de son bec pieux mordait l'épine blanche, Vermeille, hélas! du sang divin; Et l'ironique diadème Pesait plus douloureux au front du moribond, Et Jésus, souriant d'un sourire suprême, Dit à la fauvette : « A quoi bon?... A quoi bon te rougir aux blessures divines? Aux clous du saint gibet à quoi bon t'écorcher?
Page 177 - Les académiciens , eux-mêmes, qui parlaient toujours ce langage, dans leurs familles , avouaient qu'ils pensaient provençal en composant, et qu'ils étaient, ensuite, obligés de se traduire...
Page 193 - Il est, petit oiseau, des maux et des épines Que du front et du cœur on ne peut arracher. La tempête qui m'environne Jette au vent ta plume et ta voix, Et ton stérile effort, au poids de ma couronne, Sans même l'effeuiller, ajoute un nouveau poids.
Page 230 - ... masses, qui ignorent parce qu'elles n'ont pas eu l'occasion ou le temps de s'instruire, de leur dire très haut, avec toute l'autorité de la science : « Ce que vous appelez patois est un mé» lange des divers idiomes qui ont passé de» puis le commencement des temps sur les » lèvres de nos pères. C'est la continuation » un peu déteinte, dans le courant de notre » civilisation nouvelle , de cette magnifique » langue romaine qui servit d'interprète au » monde '. Dans ce que vous nommez...
Page 12 - Be m play lo douz temps de pascor Que fai fuelhas e flors venir ; E play mi quant aug la baudor Dels auzels que fan retentir Lor chan per lo boscatge...
Page 194 - Quand le soir étend ses ombres autour de nous , et que les ténèbres remplissent la voûte du ciel , quand aucun murmure, aucun son ne vient troubler l'imagination charmée de ses rêves ; » Quand le vaste flambeau des cieux est pur et jette au loin les réseaux d'or de sa lumière, quand la nature plus calme semble se...
Page 192 - Golgolha noir du peuple infidèle , Quand les vautours, à grand bruit d'aile, Flairant la mort, volaient en rond; Sortant d'un bois en fleur au pied de la colline, Une fauvette pèlerine Pour consoler Jésus se posa sur son front Oubliant pour la Croix son doux nid sur la branche, Elle chantait, pleurait et piétinait en vain, Et de son bec pieux mordait l'épine blanche, Vermeille, hélas ! du sang divin : Et l'ironique diadème...
Page 229 - Quelques érudits fouilleront bien son origine, en éclairciront, si vous voulez, une partie ; mais il ne leur viendra pas en pensée de dire à ces masses, qui ignorent parce qu'elles n'ont pas eu l'occasion ou le temps de s'instruire, de leur dire très haut, avec toute l'autorité de la science : ce que vous appelez patois est un mélange de divers idiomes, qui ont passé depuis le commencement des temps sur les lèvres de nos pères.
Page 194 - Ce serait presque un sacrilége de chanter ces sons si purs au milieu du jour, ces sons qui nous ont été portés sur les ailes des anges et accompagnés de leur...
Page 230 - Le doux parler de Provence meurt, malgré les efforts que font, pour en retarder le trépas, tant d'intelligences d'élite... Le temps n'est pas éloigné où il ne restera plus de lui qu'un faible écho des soupirs de son agonie... Pauvre langue morte, sur la tombe de laquelle nous poserons bientôt une humble couronne de MargaridetoM..., » Victor Gelu, lui-même, ne se montre pas plus franchement pessimiste.

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