Mémoires anecdotiques sur l'intérieur du palais et sur quelques événemens de l'empire, depuis 1805 jusqu'au ler mai 1814, pour servir à l'histoire de Napoléon, Volume 1

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Baudouin frères, 1827 - Antiques & Collectibles
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Page 219 - Les puissances alliées ayant proclamé que l'empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe, l'empereur Napoléon, fidèle à son serment, déclare qu'il renonce pour lui et ses héritiers aux trônes de France et d'Italie, et qu'il n'est aucun sacrifice personnel, même celui de la vie, qu'il ne soit prêt à faire à l'intérêt de la France.
Page 239 - Majesté l'Empereur Napoléon, de l'Impératrice, des princes et princesses, et de toutes les personnes de leur suite qui voudront les accompagner ou s'établir hors de France, ainsi que pour le passage de tous les équipages, chevaux et effets qui leur appartiennent. Les puissances alliées donneront en conséquence des officiers et quelques hommes d'escorte.
Page 220 - Elles sont en présence de l'ennemi sous les murs de Paris. « C'est de la résidence que j'ai choisie et des ministres de l'Empereur qu'émaneront les seuls ordres que vous puissiez reconnaître. « Toute ville au pouvoir de l'ennemi cesse d'être libre ; toute direction qui en émane est le langage de l'étranger , ou celui qu'il convient à ses vues hostiles de propager.
Page 219 - Napoléon, fidèle à son serment, déclare « qu'il est prêt à descendre du trône, à quitter « la France et même la vie pour le bien de la « patrie, inséparable des droits de son fils, de « ceux de la régence de l'impératrice, et du « maintien des lois de l'empire.
Page 208 - C'est à la ville de Paris qu'il appartient, dans les circonstances actuelles, d'accélérer la paix du monde. Son vœu est attendu avec l'intérêt que doit inspirer un si immense résultat. Qu'elle se prononce et dès ce moment l'armée qui est devant ses murs devient le soutien de ses décisions. « Parisiens, vous connaissez la situation de votre patrie, la conduite de Bordeaux, l'occupation amicale de Lyon, les maux attirés sur la France et les dispositions véritables de vos concitoyens.
Page 240 - Napoléon ou sa famille seront tenus, s'ils ne veulent perdre leur qualité de Français, de rentrer en France dans le terme de trois ans, à moins qu'ils ne soient compris dans les exceptions que le gouvernement français se réserve d'accorder après l'expiration de ce terme.
Page 236 - France, produisant un revenu annuel, net, et déduction faite de toutes charges, de deux millions cinq cent mille francs. Ces domaines ou rentes appartiendront en toute propriété , et pour en disposer comme bon leur semblera , aux princes et princesses de sa famille, et seront répartis entre eux de manière à ce que le revenu de chacun soit dans la proportion suivante...
Page 293 - Moscou avec quatre-vingtdix mille combattants et vingt mille malades et blessés, en sortait avec plus de cent mille combattants ; il n'y laissait que douze cents malades. Son séjour, malgré les pertes journalières, lui avait donc servi à reposer son infanterie, à compléter ses munitions, à augmenter ses forces de dix mille hommes, et à protéger le rétablissement ou la retraite d'une grande partie de ses blessés.
Page 194 - Le succès ne pouvait être douteux : en un moment la garde russe fut en déroute. Colonel, artillerie, étendards, tout fut enlevé. Le régiment du grand-duc Constantin fut écrasé; luimême ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval Des hauteurs d'Austerlitz, les deux empereurs virent la défaite de toute la garde russe. Au même moment le centre de l'armée, commandé par le maréchal Bernadette, s'avança : trois de ses régiments soutinrent une très belle charge de cavalerie.
Page 184 - Mais, si j'en juge d'après mes propres observations , la raison que je viens de donner me paraît la plus vraisemblable. Je choisissais le moment du déjeuner de l'empereur, pour lui présenter le répertoire des ouvrages qui pouvaient être représentés. Ordinairement il me le faisait lire à haute voix et fixait son choix. Un jour, à propos de VIntrigue épistolaire , il me demanda si cette pièce n'était pas de Fabre d'Églantine.

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