Mémoires de M. de Bourrienne, ministre d'état, sur Napoléon, le directoire, le consultat, l'empire et la restauration, Volume 9

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Ladvocat, 1829 - 428 pages
 

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Fréquemment cités

Page 228 - ... qui les guident dans la présente guerre, les principes qui font la base de leur conduite, leurs vœux et leurs déterminations. « Les puissances alliées ne font point la guerre à la France, mais à cette prépondérance hautement annoncée, à cette prépondérance que, pour le malheur de l'Europe et de la France, l'empereur Napoléon a trop longtemps exercée hors des limites de son empire.
Page 194 - ... pour donner le signal, ordonna à un caporal et à quatre sapeurs de faire sauter le pont aussitôt que l'ennemi se présenterait. Le caporal, homme sans intelligence et comprenant mal sa mission, entendant les premiers coups de fusil tirés des remparts de la ville, mit le feu aux fougasses et fit sauter le pont : une partie de l'armée était encore de l'autre côté, avec un parc de quatre-vingts bouches à feu et de quelques centaines de voitures.
Page 29 - ... munificence du souverain. Ils auraient dû réfléchir que le titre seul de son ministère devenait une flétrissure pour eux. On a vu que je n'étais pas à Paris lors du mariage de Napoléon avec Marie-Louise; mais j'y étais lors de la naissance du roi de Rome , et je pus juger , par la fertilité des poètes louangeurs en cette circonstance , ce qu'elle avait été l'année précédente. Ce n'est pas que je blâme un gouvernement de donner des pensions et des gratifications à des auteurs...
Page 230 - ... peuples des calamités sans nombre qui depuis vingt ans ont pesé sur l'Europe. « Les puissances alliées ne poseront pas les armes sans avoir atteint ce grand et bienfaisant résultat...
Page 229 - Les puissances confirment à l'empire français une étendue de territoire que n'a jamais, connue la France sous ses rois, parce qu'une nation valeureuse ne déchoit pas pour avoir à son tour éprouvé des revers dans une lutte opiniâtre et sanglante , où elle a combattu avec son audace accoutumée.
Page 229 - France soit grande , forte et heureuse, parce que la puissance française, grande et forte, est une des bases fondamentales de l'édifice social. Ils désirent que la France soit heureuse, que le commerce français renaisse, que les arts, ces bienfaits de la paix, refleurissent, parce qu'un grand peuple ne saurait être tranquille qu'autant qu'il est heureux. Les puissances confirment à l'empire français une étendue de territoire que n'a jamais connue la France sous ses rois, parce qu'une nation...
Page 185 - Duroc, lui dit l'Empereur, il est une autre « vie ; c'est là que vous irez m'attendre et que « nous nous retrouverons un jour. — Oui, Sire; « mais ce sera dans trente ans , lorsque vous aurez « triomphé de vos ennemis , et réalisé toutes les « espérances de notre patrie. J'ai vécu en honnête « homme , je ne me reproche rien. Je laisse une « fille , Votre Majesté lui servira de père.
Page 229 - MM. impériales et royales ont fait de la victoire a été d'offrir la paix à SM l'empereur des Français. Une attitude renforcée par l'accession de tous les souverains et princes de l'Allemagne n'a pas eu d'influence sur les conditions de la paix. Ces conditions sont fondées sur l'indépendance de l'empire français, comme sur l'indépendance des autres États de l'Europe.
Page 314 - ... des articles de ce projet, et elle peut bien moins encore être regardée comme un contre-projet renfermant la substance des propositions faites par les Puissances Alliées. Les plénipotentiaires des Cours Alliées se voient donc obligés à inviter M. le duc de Vicence à se prononcer s'il compte accepter ou rejeter le projet de Traité présenté par les Cours Alliées, ou bien à remettre un contre-projet. Le plénipotentiaire de France, répondant à cette Déclaration des plénipotentiaires...
Page 194 - Une partie de l'armée était encore de l'autre côté « avec un parc de quatre-vingts bouches à feu et « de quelques centaines de voitures. « La tête de cette partie de l'armée qui arrivait « au pont , le voyant sauter , crut qu'il était au « pouvoir de l'ennemi. Un cri d'épouvante se «propagea de rang en rang. L'ennemi est sur nos «^derrières et les ponts sont coupés.

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