M. de Bismarck, député. (1847-1851)

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R. Boll, 1881 - Prussia (Germany) - 450 pages
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Page 50 - Je suis, reconnaît-il, pétri de préjugés, je les ai sucés avec le lait maternel, et je ne réussirai pas à m'en défaire en les discutant ; car si je me figure devant moi comme représentant de la majesté sacrée du Roi un juif auquel je devrais obéir, je dois confesser que je me sentirais profondément abaissé et humilié, et que je perdrais le sincère plaisir \. Séances des 14.
Page 131 - Le peuple, dont cette armée est sortie, dont cette armée est la plus vraie représentation, le peuple n'éprouve nullement le besoin de voir son royaume prussien se dissoudre dans cette fermentation corrompue de la licence allemande du Sud. Sa fidélité ne s'attache pas à une présidence fédérale qui n'est qu'une feuille de papier, ni à un conseil de souverains où la Prusse n'a que le sixième des voix; elle s'attache à notre vivante et libre royauté, au roi de Prusse, à l'héritier de...
Page 67 - Le passé est enseveli, et je regrette plus amèrement que beaucoup d'entre vous, qu'aucune puissance humaine nesoit en état de le ressusciter, la Couronne ayant elle-même jeté la pelletée de terre sur son cercueil. Mais si j'accepte le fait, contraint par la force des circonstances, je ne puis cependant rompre avec mes actes et mes paroles à la Diète unie par un mensonge en feignant d'être reconnaissant et réjoui de ce qui est, à mes yeux, tout au moins une fausse voie. Si réellement on...
Page 294 - ... soit dans son cabinet, soit à la Chambre, de souffler avec le vent populaire dans la trompette guerrière, de s'échauffer ainsi au coin de sa cheminée, ou de tenir des discours tonnants à cette tribune, puis de laisser le fusilier, qui verse son sang sur la neige, décider la question de savoir si le système du guerrier en chambre remportera ou non gloire et victoire. Il n'ya rien de plus facile que cela ; mais malheur à l'homme d'État qui ne trouve pas pour faire la guerre une raison...
Page 19 - Ce n'est pas par des discours et des votes de majorité que les grandes questions de notre époque seront résolues, comme on l'a cru en 1848, mais par le fer et par le sang...
Page 51 - Juif, le bétail et l'étable appartiennent au Juif, et le paysan paie pour chaque objet un loyer quotidien ; le blé sur champ et en grange appartient au Juif, et le Juif vend par minots au paysan le grain pour le pain, pour les semailles, pour la nourriture des bestiaux*.
Page 134 - Art. 56. Les dispositions des codes, lois et règlements existants, qui ne sont pas contraires à la présente Constitution, restent en vigueur jusqu'à ce qu'il y soit légalement dérogé.
Page 269 - Soutînt que le gisant irait voir ses aïeux. Tous deux s'étant trouvés différents pour la cure, Leur malade paya le tribut à nature, Après qu'en ses conseils Tant-pis eut été cru. Ils triomphaient encor sur cette maladie. L'un disait : « Il est mort ; je l'avais bien prévu. — S'il m'eût cru, disait l'autre, il serait plein de vie.
Page 277 - L'année suivante, en 1851, j'entrai dans la politique pratique. . . . Là, je me suis convaincu qu'aux places de spectateur on voit le monde politique tout différent de ce qu'il est pour celui qui se trouve derrière les coulisses.
Page 141 - Donneznous toutes les choses (qualités ou institutions) anglaises que nous n'avons pas, donnez-nous la piété anglaise et le respect de la loi anglaise, la constitution anglaise dans son ensemble, l'ensemble de l'organisation de la propriété en Angleterre, la richesse anglaise et l'esprit public anglais, mais surtout une...

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