Madame de Lamartine

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Dentu, 1887 - 342 pages
 

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Popular passages

Page 9 - AINSI, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ? O lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir...
Page 45 - C'était le seul anneau de ma chaîne brisée, Le seul coin pur et bleu dans tout mon horizon, Pour que son nom sonnât plus doux dans la maison, D'un nom mélodieux nous l'avions baptisée. C'était mon univers, mon mouvement, mon bruit, La voix qui m'enchantait dans toutes mes demeures, Le charme ou le souci de mes yeux, de mes heures, Mon matin, mon soir et ma nuit...
Page 38 - Reale, semés de rosés, verdissent déjà comme dans nos plus beaux printemps; à ma gauche les montagnes de Castellamare et de Sorrente nagent dans une vapeur si légère qu'elles ont l'air d'être prêtes à se dissiper elles-mêmes au moindre souffle; plus près, le Vésuve, sillonné du côté de Portici par- une lave qui coule toujours, élève ses torrents de fumée que le soleil levant teint de rosé et qu'un léger vent du nord fait pencher comme une colonne embrasée sur la mer.
Page 38 - Au murmure plaintif des vagues apaisées, Aux rayons endormis de l'astre élyséen ; Sous ce ciel où la vie, où le bonheur abonde, Sur ces rives que l'œil se plaît à parcourir, Nous avons respiré cet air d'un autre monde...
Page 216 - S'enfuiront à sa voix, comme un nid de colombes Dont la hache a fauché l'arbre dans les forêts, Et qui ne...
Page 27 - Je te dirai le fin mot à toi seul : c'est par religion que je veux absolument me marier et que je m'y donne tant de peines. Il faut enfin ordonner sévèrement son inutile existence selon les lois établies, divines ou humaines, et, d'après ma doctrine, les humaines sont divines ; le temps s'écoule, les années se chassent, la vie s'en va, profitons du reste ; donnons-nous un but fixe pour l'emploi de cette seconde moitié, et que ce but soit le plus élevé possible, c'est-à-dire le désir de...
Page 9 - S'envolent loin de nous de la même vitesse Que les jours de malheur? Hé quoi! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace? Quoi! passés pour jamais? quoi! tout entiers perdus? Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface, Ne nous les rendra plus? Eternité, néant, passé, sombres abîmes, Que faites-vous des jours que vous engloutissez? Parlez: nous rendrez-vous ces extases sublimes Que vous nous ravissez?
Page 120 - DOUX nom de mon bonheur, si je pouvais inscrire Un chiffre ineffaçable au socle de ma lyre, C'est le tien que mon cœur écrirait avant moi, Ce nom où vit ma vie et qui double mon âme ; Mais pour lui conserver sa chaste ombre de femme, Je ne l'écrirais que pour toi. Lit d'ombrage et de fleurs...
Page 39 - Des vers ? Je n'en fais plus, je n'en peux plus faire ; et j'en voudrais faire et j'en sens la plénitude, mais je fais des dépêches et tout mon feu s'en va ! Oh ! qui me portera sur les bords de la mer de Naples, sous l'oranger de Sorrente, sous le laurier de Pausilippe ? Qui m'y laissera rêver à loisir, recevoir et rendre sans travail les immenses impressions du pays du génie ? Mais non...
Page 24 - Je ne suis pas prophète, je ne puis pas vous dire ce que sentira le public; mais mon public à moi c'est mon impression sous mes rideaux. Il ya là un homme, nous en reparlerons...

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