Martine: pièce en cinq tableaux

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l'Illustration, 1922 - French drama - 20 pages
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Page 21 - C'est moins par les répliques mêmes que par le choc des répliques que doivent se révéler les sentiments les plus profonds. Il ya sous le dialogue entendu comme un dialogue sous-jacent qu'il s'agit de rendre sensible.
Page 21 - J'avais grand besoin que ce fût là Dorante », que de ceux de Dona Sol, quand elle appelle Hernani son « lion superbe et généreux ?» — -La langue française a ceci de merveilleux qu'elle s'enrichit en se dépouillant. C'est par là qu'elle se prête admirablement au
Page 12 - MARTINE. (Vivement.) Je n'ai rien, non, je n'ai rien, je n'ai rien. JEANNE. Eh bien! vous me direz ce que vous voudrez. Voulez-vous rentrer par les petits chemins? Nous serons plus longtemps ensemble ... Oui? ... Non, vous préférez la route? MARTINE. (S'accrochant à son bras.) Si, si... par les petits chemins... Et vous me parlerez de... de... puisque ... ça vous fait du bien... (Elles s'éloignent bras-dessus bras-dessous, les têtes presque jointes...
Page 12 - ... moment il fera le voyage de Paris presque tous les jours... Mais les journées ne seront pas tristes, puisqu'il y aura du bonheur au bout... Seulement, c'est alors que mon amie Martine sera la bienvenue dans la maison... Vous viendrez souvent, j'espère... MARTINE : Je viendrai, oui... souvent... très souvent, je vous le jure... JEANNE, rêveuse : Je sais bien qu'il vaudrait mieux que nous allions habiter Paris... Mais pour grand'mère... Et puis il ya la question matérielle — vous comprenez...
Page 12 - Quand on lui a proposé 10 de faire une enquête en Allemagne pour le compte de son journal, je n'ai voulu voir que les avantages : les belles impressions qu'il allait rapporter de là-bas et sa situation au journal après cela... Je ne pensais pas manquer de courage. Car c'est ridicule ; une semaine, ça va passer vite... MARTINE: Une semaine... ça... ce n'est plus rien... JEANNE : Oh ! n'est-ce pas... Répétez-le-moi. MARTINE: Oui, mademoiselle, il ne faut pas. ..(Elle ne peut achever.) JEANNE...
Page 15 - Il n'ya pas lieu... JEANNE Non, pauvre petite, il n'ya pas lieu et elle doit bien le sentir... Mais le plus cruel, c'est qu'aussitôt que tu reviens, elle n'existe plus pour moi. Pour un peu sa présence m'agacerait.
Page 9 - Je parlais une langue étrangère et je retrouve un parler familier, une façon directe de comprendre les choses . . . sans explications. Le langage de ce qui ne s'exprime pas. . . . Et il ya tant de choses qui ne s'expriment pas et qu'il faut comprendre...
Page 12 - Oh ! ce premier dîner... Et puis le mariage dans la petite église de Grandchin... Ensuite nous serons tranquilles jusqu'à la rentrée des Chambres... A ce moment, il fera le voyage de Paris presque tous les jours... Mais les journées ne seront pas tristes, puisqu'il y aura du bonheur au bout... Seulement, c'est alors que mon amie Martine sera la bienvenue dans la maison ... Vous viendrez souvent, j'espère ... MARTINE. Je viendrai, oui... souvent... très souvent, je vous le jure ... JEANNE....
Page 19 - ... Martine... Ce n'est pas péché, ce que je vous dis... Il n'est pas défendu de s'attendrir sur le passé... ni même de renouer un instant... Martine... (Sa voix se mouille.) Un instant... (Machinalement, les yeux suppliants, il tend les bras. Martine frémit, effarée, le regard perdu.) Non, non, ne tremblez pas... Songez à tout ce qui a été bon... (Il s'avance. Martine plie légèrement, honteuse, mais déjà prête à s'abandonner.) Martine... Martine... (Et soudain il semble hésiter....
Page 17 - Jl est en noir ; il a un pardessus. ALFRED, s'avançant vers lui en s'essuyant les mains. — Ah ! monsieur Julien ! Vous êtes sur votre départ, alors. JULIEN. — Oui, Alfred. La voiture de Foissy est déjà devant la porte. Ma femme et notre petite bonne achèvent de ranger la maison. Mais nous avons une grande heure encore. ALFRED. — Asseyez-vous donc, monsieur Julien... Alors, à c'te fois, c'est des adieux pour tout de bon que vous nous faites... JULIEN, s'asseyant. — Je le crains. L'atmosphère...