Mattéo - Première époque (1914-1915)

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Futuropolis - Comics & Graphic Novels - 64 pages
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Près de Collioure, tout appartient aux de Brignac : « les vignes, les maisons, les gens, enfin leur travail ». Mattéo et son ami Paulin « en savaient quelque chose, ils y bossaient, et dur encore ! Le pressoir n’était pas que dans les chaix ». Quant à Juliette, l’amour de Mattéo, recueillie par les de Brignac à l’âge de trois ans, elle est considérée par « eux » comme un membre de la famille. Mattéo, qui « n’avait pas envie d’être charitable » pensait qu’elle « faisait juste partie des meubles ». En août 1914, quand éclate la guerre, cette « saleté de chien d’aveugle qui nous tirait dans la merde et bouffait nos gosses », le destin de Mattéo bascule. Fils d’un anarchiste espagnol, disparu à jamais en mer, Mattéo, parce qu’il est étranger, échappe à la mobilisation générale. Première contradiction : alors que son ami Paulin et les garçons de son âge partent à la guerre en braillant, le jeune homme, élevé par sa mère au biberon du pacifisme, ressent confusément la honte de rester à l’arrière, avec les femmes et les vieux. Paradoxe encore, plus insupportable celui-ci, Mattéo côtoie quotidiennement Juliette, quand celle-ci tremble pour Guillaume de Brignac, engagé dans l’aviation. Absurdité toujours : quand, taraudé par le remords de n’être pas au front aux côtés de son ami, et meurtri par la belle indifférence de sa Juliette, Mattéo se décide enfin à rejoindre les tranchées, Paulin, lui, est définitivement renvoyé dans ses foyers...

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About the author (2012)

Jean-Pierre Gibrat a 54 ans. Il vit en Normandie.On pourrait distinguer, trois époques dans sa bibliographie.Au cours de la première, de 1978 à1996, il est exclusivement un dessinateur, talentueux déjà, au service de scénarios écrits par d’autres : Jackie Berroyer, pour les Goudard et La Parisienne, Guy Vidal pour les Missions des Médecins Sans Frontières et Daniel Pecqueur pour Marée basse. Parallèlement, ses illustrations en couleurs, séduisent les rédactions de nombreux magazines : Le Nouvel Observateur, L’Événement du jeudi, Le Figaro magazine, Elle, etc.La deuxième débute en 1997 avec la publication du premier tome du Sursis. Suivie du tome 2 en 1999 et du Vol du corbeau, tome 1, en 2002, elle s’achève avec la parution du second volet de ce même Vol du corbeau en 2005. Le changement, fondamental, de cette période, c’est que Jean-Pierre Gibrat écrit lui-même ses histoires, se révélant un conteur et un dialoguiste hors pair. Et c’est en écrivant pour lui-même qu’il ose pousser plus loin son dessin, élégamment plus maîtrisé, et qu’il donne à ses couleurs la générosité de la séduction.La troisième période commence avec la parution, en octobre 2008 chez Futuropolis, de Mattéo, première époque, 1914-1915. Jamais Jean-Pierre Gibrat n’avait donné à son écriture un tel éclat. Son dessin n’est pas en reste, s’affranchissant plus que jamais de la pesanteur de l’encrage, plus libre dans son expression, comme ses couleurs. Il s’émancipe du superflu pour tendre à l’essentiel : la narration, le sens et la lumière.Grand Boum 2010 au festival Bd Boum de Blois.

Jean-Pierre Gibrat a 54 ans. Il vit en Normandie. On pourrait distinguer, trois époques dans sa bibliographie. Au cours de la première, de 1978 à1996, il est exclusivement un dessinateur, talentueux déjà, au service de scénarios écrits par d’autres : Jackie Berroyer, pour les Goudard et La Parisienne, Guy Vidal pour les Missions des Médecins Sans Frontières et Daniel Pecqueur pour Marée basse. Parallèlement, ses illustrations en couleurs, séduisent les rédactions de nombreux magazines : Le Nouvel Observateur, L’Événement du jeudi, Le Figaro magazine, Elle, etc. La deuxième débute en 1997 avec la publication du premier tome du Sursis. Suivie du tome 2 en 1999 et du Vol du corbeau, tome 1, en 2002, elle s’achève avec la parution du second volet de ce même Vol du corbeau en 2005. Le changement, fondamental, de cette période, c’est que Jean-Pierre Gibrat écrit lui-même ses histoires, se révélant un conteur et un dialoguiste hors pair. Et c’est en écrivant pour lui-même qu’il ose pousser plus loin son dessin, élégamment plus maîtrisé, et qu’il donne à ses couleurs la générosité de la séduction. La troisième période commence avec la parution, en octobre 2008 chez Futuropolis, de Mattéo, première époque, 1914-1915. Jamais Jean-Pierre Gibrat n’avait donné à son écriture un tel éclat. Son dessin n’est pas en reste, s’affranchissant plus que jamais de la pesanteur de l’encrage, plus libre dans son expression, comme ses couleurs. Il s’émancipe du superflu pour tendre à l’essentiel : la narration, le sens et la lumière.

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