Melanges philosophiques, Volume 1

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Popular passages

Page 107 - Dieu a donné aux hommes pour règle de leur conduite , ils doivent organiser leur société de la manière qui puisse être la plus avantageuse au plus grand nombre ; ils doivent se proposer pour but dans tous leurs travaux , dans toutes leurs actions , d'améliorer le plus promptement et le plus complètement possible l'existence morale et physique de la classe la plus nombreuse.
Page 8 - La religion doit diriger la société vers le grand but de l'amélioration la plus rapide possible du sort de la classe la plus pauvre.
Page 83 - Oui, je crois que le christianisme est une institution divine, et je suis persuadé que Dieu accorde une protection spéciale à ceux qui font leurs efforts pour soumettre toutes les institutions humaines au principe fondamental de cette doctrine sublime ; je suis convaincu que moi-même j'accomplis une mission divine en rappelant les peuples et les rois au véritable esprit du christianisme.
Page 28 - N'entendez-vous pas la terre qui crie et demande du sang? Le sang des animaux ne lui suffit pas, ni même celui des coupables versé par le glaive des lois. Si la justice humaine les frappait tous, il n'y aurait point de guerre ; mais elle ne saurait en atteindre qu'un petit nombre, et souvent même elle les épargne, sans se douter que sa féroce humanité contribue à nécessiter la guerre, si, dans le même temps surtout, un autre aveuglement, non moins stupide et non moins funeste, travaillait...
Page 80 - ... aux artistes et aux chefs des travaux industriels, pour les services d'une utilité directe et positive qu'ils rendent au corps social. Il est donc bien désirable que les travaux qui ont pour objet le perfectionnement de nos connaissances relatives aux faits généraux, aux principes généraux et aux intérêts généraux, soient promptement remis en activité, et soient désormais protégés par la société , à l'égal de ceux qui ont pour objet l'étude des faits particuliers, des principes...
Page 71 - ... par son industrie, mais lui seul sur la terre en sait disposer, et il s'approprie encore, par la contemplation, les astres mêmes dont il ne peut approcher. Qu'on me montre un autre animal sur la terre qui sache faire usage du feu, et qui sache admirer le soleil. Quoi! je puis observer...
Page 56 - ... une sagesse éternelle, où toute loi, tout ordre, toute proportion ait sa raison primitive. Car il est absurde qu'il y ait tant de suite dans les vérités, tant de proportion dans les choses, tant d'économie dans leur assemblage, c'est-à-dire dans le monde; et que cette suite, cette proportion, cette économie ne soit nulle part bien entendue : et l'homme, qui n'a rien fait, la...
Page 56 - Car, soit qu'il la considère lui-même, ou qu'il étende sa vue sur tous les êtres qui l'environnent , il voit tout soumis à des lois certaines et aux règles immuables de la vérité . Il voit qu'il entend ces lois , du moins en partie , lui qui n'a fait ni lui-même, ni aucune autre partie de l'univers...
Page 78 - Depuis la dissolution du pouvoir spirituel européen, résultat de l'insurrection de Luther; depuis le quinzième siècle, l'esprit humain s'est détaché des vues les plus, générales : il s'est livré aux spécialités, il s'est occupé de l'analyse des faits particuliers, des intérêts privés des différentes classes de la société ; il a travaillé à poser les principes, secondaires...
Page 34 - J'accuse les luthériens d'être hérétiques sous ce premier chef. Je les accuse d'avoir adopté une morale qui est très inférieure à celle qui peut convenir aux chrétiens dans l'état actuel de leur civilisation. L'opinion publique des Européens étant favorable au protestantisme , tandis qu'elle est contraire au catholicisme , je dois établir la démonstration de l'hérésie protestante avec une grande sévérité, ce qui m'oblige à traiter cette question d'une manière très générale.

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