Métrique de Victor Hugo

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J. Godenne, 1896 - France - 271 pages
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Popular passages

Page 201 - II est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés. Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers!
Page 78 - C'est comme la cloche D'un couvent maudit; Comme un bruit de foule, Qui tonne et qui roule, Et tantôt s'écroule, Et tantôt grandit. Dieu! la voix sépulcrale Des Djinns! . . . Quel bruit ils font!
Page 196 - Non, l'avenir n'est à personne! Sire, l'avenir est à Dieu ! A chaque fois que l'heure sonne, Tout ici-bas nous dit adieu. L'avenir! l'avenir! mystère! Toutes les choses de la terre, Gloire, fortune militaire, Couronne éclatante des rois, Victoire aux ailes embrasées, Ambitions réalisées, Ne sont jamais sur nous posées Que comme l'oiseau sur nos toits...
Page 80 - De leurs ailes lointaines Le battement décroît, Si confus dans les plaines, Si faible, que l'on croit Ouïr la sauterelle Crier d'une voix grêle, Ou pétiller la grêle, Sur le plomb d'un vieux toit. D'étranges syllabes Nous viennent encor; Ainsi, des Arabes Quand sonne le cor, Un chant sur la grève Par instant s'élève, Et l'enfant qui rêve Fait des rêves d'or. Les Djinns funèbres, Fils du trépas, Dans les ténèbres Pressent leurs pas ; Leur essaim gronde : Ainsi, profonde, Murmure une...
Page 103 - Cent idoles de jaspe à têtes de taureaux; Des plafonds d'un seul bloc couvrant de vastes salles, Où, sans jamais lever leurs têtes colossales, Veillaient, assis en cercle, et se regardant tous, Des dieux d'airain, posant leurs mains sur leurs genoux.
Page 201 - Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures 30 Et de rayons dorés!
Page 202 - J'AIME les soirs sereins et beaux, j'aime les soirs, Soit qu'ils dorent le front des antiques manoirs Ensevelis dans les feuillages, Soit que la brume au loin s'allonge en bancs de feu, Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu A des archipels de nuages. Oh! regardez le ciel! cent nuages mouvants, Amoncelés là-haut sous le souffle des vents, Groupent leurs formes inconnues; Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair, Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive...
Page 185 - Quand elle fut rentrée au logis, la falaise Blanchissait; près du lit elle prit une chaise Et s'assit toute pâle ; on eût dit qu'elle avait Un remords, et son front tomba sur le chevet, Et, par instants, à mots entrecoupés, sa bouche Parlait, pendant qu'au loin grondait la mer farouche. « — Mon pauvre homme ! ah ! mon Dieu ! que va-t-il dire ? il a Déjà tant de souci ! Qu'est-ce que j'ai fait là?
Page 174 - C'était une humble église au cintre surbaissé, L'église où nous entrâmes, Où depuis trois cents ans avaient déjà passé Et pleuré bien des âmes. Elle était triste et calme à la chute du jour L'église où nous entrâmes; L'autel sans serviteur, comme un cœur sans amour, Avait éteint ses flammes.
Page 78 - Murs, ville, Et port, Asile De mort, Mer grise Où brise La brise, Tout dort. Dans la plaine Naît un bruit. ; C'est l'haleine De la nuit. Elle brame Comme une âme Qu'une flamme j Toujours suit!

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